Bruxelles, 22/09/2014 (Agence Europe) - Au lendemain de l'échec des pays membres de l'OMC à adopter, fin juillet, le protocole d'accord sur la facilitation des échanges convenu dans le cadre du « paquet de Bali », le directeur général de l'organisation, Roberto Azevedo, a averti les ambassadeurs, le 15 septembre, des risques pesant sur le processus de négociation. « Nous sommes dans une situation très précaire. Aujourd'hui, je ne suis pas sûr que l'ensemble des parties prennent toute la mesure du risque couru », s'est-il inquiété.
L'Inde établit toujours un lien entre la mise en oeuvre des dispositions de l'accord sur la facilitation des échanges et l'adoption de dérogations permanentes pour sa politique de stockage de produits agricoles à des fins de sécurité alimentaire. New Delhi veut une solution permanente pour la 'clause de paix', qui permet aux pays en développement de prendre des mesures pour le stockage public de produits agricoles en dépassant les limites fixées par l'OMC pour le soutien interne, sans que ces mesures soient contestées à l'OMC par d'autres pays membres. À Bali, le précédent gouvernement indien avait obtenu un moratoire jusqu'en 2017. « Nous savons toutefois que le strict parallélisme n'est pas possible. Une négociation a été conclue dans le paquet de Bali, l'autre négociation a été lancée par le paquet de Bali. Nous devons trouver un moyen de donner du confort à ceux qui ont des préoccupations encore non réglées en matière de sécurité alimentaire (…) Il semble que la solution soit encore loin d'être évidente », a expliqué M. Azevedo, le 15 septembre. Des consultations « intensives et globales » sont désormais engagées pour déterminer comment faire progresser la mise en oeuvre des décisions de Bali et le programme de travail de l'après-Bali. Une réunion du comité des négociations commerciales est prévue le 6 octobre. (EH)