Bruxelles, 22/09/2014 (Agence Europe) - L'application de l'accord de pêche UE-Maroc ne se fait pas sans heurts. Après les incidents déjà signalés entre pêcheurs marocains et andalous (EUROPE 11159), c'est maintenant un cas d'exploitation, jugé illégal par les militants de la cause sahraouie, qui est signalé. Il est dénoncé par le WSRW, un réseau international d'organismes et de militants qui recherchent et interviennent auprès des compagnies travaillant pour des intérêts marocains au Sahara Occidental occupé.
Dans une communication, datée du 19 septembre, WRSW affirme que « pour la première fois en près de trois ans, un navire de pêche d'un État membre de l'UE a été détecté dans les eaux du Sahara Occidental occupé ». Le navire serait des Pays-Bas, le Franziska, chalutier de 6 900 tonnes. WRSW vise à attirer l'attention de la communauté internationale et, en particulier, du Parlement européen. L'assemblée a toujours exigé, à chacun de ses débats sur ce dossier, que les protocoles d'accord excluent l'exploitation des eaux bordant le territoire disputé. Le Polisario, qui revendique la représentativité des Sahraouis, a présenté le 16 juin un recours en annulation de l'accord de pêche euro-marocain. (FB)