Bruxelles, 02/09/2014 (Agence Europe) - L'UE prépare le terrain pour la reprise des négociations à trois avec la Russie et l'Ukraine, afin de résoudre leur interminable différend gazier. Le commissaire à l'Énergie, Günther Oettinger, a dévoilé, mardi 2 septembre, le calendrier des préparatifs en vue d'une nouvelle rencontre trilatérale avec ses homologues russe, Alexander Novak, et ukrainien, Iouri Prodan, près de deux mois après l'échec des pourparlers, à la mi-juin, et l'arrêt des fournitures de gaz russe à l'Ukraine.
Dans la foulée de la réunion du 29 août entre le commissaire Oettinger et le ministre russe Novak, la Commission européenne et le gouvernement russe se retrouveront au niveau des experts, jeudi 4 septembre à Bruxelles. « Cette réunion technique vise à approfondir l'analyse des chiffres relatifs à la sécurité de l'approvisionnement l'hiver prochain », a expliqué M. Oettinger. Elle sera suivie par une réunion ministérielle entre le commissaire Oettinger et le ministre Prodan, le 8 septembre à Bakou (Azerbaïdjan), en marge d'une réunion informelle du dialogue sur le Partenariat oriental. « C'est après cette réunion que nous nous mettrons d'accord sur une date et un emplacement qui conviennent aux trois parties pour les prochaines discussions trilatérales sur le gaz. Cela pourrait avoir lieu mi-septembre », a précisé M. Oettinger.
Lors de son entrevue avec M. Novak, le 29 août, M. Oettinger a réitéré sa proposition de trouver une « solution provisoire » au différend gazier russo-ukrainien, incluant la fixation d'un prix provisoire pour les approvisionnements futurs de l'Ukraine en gaz russe, ainsi qu'un plan de remboursement de la dette ukrainienne à l'égard du gazier russe Gazprom. M. Novak a pour sa part jugé la situation « hautement critique à l'approche de la saison de chauffage », avertissant du risque que le gaz livré par Gazprom pour l'Europe soit illégalement prélevé par l'Ukraine pour ses propres besoins.
L'arrêt des fournitures de gaz russe à l'Ukraine fait craindre des perturbations sur les livraisons de gaz russe vers l'UE, dont près de la moitié transite par l'Ukraine, comme en 2006 et 2009. (EH)