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Bulletin Quotidien Europe N° 11141
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES / (ae) finances

S. Giegold reproche à S. Bowles de rejoindre le secteur financier

Bruxelles, 27/08/2014 (Agence Europe) - L'eurodéputé Sven Giegold (Verts/ALE, allemand) critique vertement la décision de l'ex-présidente de la commission des Affaires économiques et monétaires du Parlement européen de rejoindre le conseil d'administration de la Bourse de Londres.

Mme Bowles « a vendu sa réputation et terni celle de l'UE », a-t-il estimé, mercredi 27 août, dans un communiqué. Il n'apprécie pas le fait que la libérale britannique utilise son expérience et son carnet d'adresses acquis dans le cadre d'une mission de service public pour servir les intérêts d'une entreprise privée.

Attaquée sur Twitter, Mme Bowles s'est dite « estomaquée » sur le réseau social que l'on puisse penser qu'il est négatif pour une entreprise d'être au courant de la réglementation et des volontés politiques.

L'ancienne eurodéputée a également été active dans les négociations sur la régulation des marchés financiers, notamment le paquet législatif sur les marchés d'instruments financiers (MiFID II), dossier dans lequel elle a été la négociatrice désignée par son groupe (ADLE), ne manque pas de souligner M. Giegold. Ce paquet vise à accroître la transparence, notamment en prescrivant l'échange de dérivés standardisés uniquement sur des places boursières règlementées et en interdisant la négociation anonyme d'actions.

Une série d'actes délégués doivent maintenant être adoptés dans les prochains mois pour traduire en mesures concrètes les nouvelles règles européennes. En contact avec les superviseurs, Mme Bowles peut désormais influencer négativement l'élaboration desdits actes délégués pour la mise en œuvre des règles contre la spéculation sur les matières premières, sur lesquelles son groupe politique avait émis des doutes, a estimé M. Giegold.

La confiance des citoyens pourrait en outre être égratignée, a jugé encore M. Giegold, qui plaide pour un délai minimum obligatoire de trois ans entre un mandat public et la possibilité de poursuivre sa carrière dans des groupes d'intérêts puissants ou des entreprises, à l'instar de la pratique en vigueur pour les anciens commissaires européens. Les règles du PE sont peu nombreuses à ce sujet. (EL)