Bruxelles, 27/08/2014 (Agence Europe) - L'Union européenne a « chaleureusement » salué, mardi 26 août dans la soirée, le cessez-le-feu au Proche-Orient obtenu sous médiation égyptienne appelant à ce qu'il dure. « Nous demandons à tous de respecter » les termes du cessez-le-feu, a souligné Michael Mann, porte-parole de la Haute représentante Catherine Ashton. Saluant les efforts, entre autres de l'Égypte, en faveur du cessez-le-feu, le porte-parole a rappelé que l'UE était « prête à contribuer à la consolidation du cessez-le-feu », comme cela a été dit au Conseil Affaires étrangères du 15 août dernier (EUROPE 11135). « Nous exprimons notre tristesse pour les morts, en particulier des civils, et les destructions causées dans les 50 derniers jours », a ajouté M. Mann. Plus de 2 100 personnes sont mortes côté palestinien, une soixantaine dont quatre civils côté israélien depuis le 8 juillet. Les affrontements ont entraîné le déplacement de près d'un demi-million de Gazaouis.
Le président du Parlement européen, Martin Schulz, a salué l'accord, mercredi 27 août, et appelé toutes les parties à en respecter « pleinement » les termes. « L'assouplissement du blocus est un premier pas encourageant », a-t-il souligné. « L'UE et la communauté internationale doivent désormais intensifier leurs efforts pour s'attaquer aux urgences humanitaires, aux attentes en termes de sécurité des Israéliens comme des Palestiniens et à la reconstruction de Gaza », a expliqué M. Schulz, ajoutant que l'Union était un « partenaire clé » pour les Israéliens et les Palestiniens et devait ainsi « jouer un rôle plus actif pour atteindre une paix juste et durable ».
De nombreux ministres européens ont aussi salué ce cessez-le-feu. La France a « engagé instamment » les parties à le respecter et à poursuivre les discussions menées sous les auspices de l'Égypte « pour parvenir à une solution durable, répondant aux exigences de levée du blocus à Gaza et de sécurité d'Israël ». Le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a précisé que la France, en coordination avec ses partenaires européens et au sein du Conseil de sécurité des Nations unies, était déterminée à contribuer aux solutions qui seront trouvées dans le cadre d'un tel accord. Il a rappelé « la nécessité et l'urgence d'une relance d'un processus politique en vue d'apporter une solution définitive au conflit israélo-palestinien ».
Pour le ministre britannique pour le Moyen-Orient, Tobias Ellwood, « le cessez-le feu fournit une occasion importante et donne la possibilité de parvenir à un accord global, qui s'attaquerait aux causes sous-jacentes du conflit ». « Ces discussions ne sont pas faciles, mais il n'y a pas d'alternative viable. La communauté internationale est prête à aider », a expliqué le ministre. « Il devrait y avoir une surveillance et un contrôle internationaux pour assurer la pleine mise en œuvre d'un accord global », a-t-il ajouté. Tout en saluant l'accord sur le cessez-le-feu, le ministre des Affaires étrangères suédois, Carl Bildt, a rappelé qu'il était « important que les négociations sur la levée complète du blocus et sur d'autres questions ne soient pas trop retardées ».
Les Israéliens et les Palestiniens ont conclu, le 26 août, un cessez-le-feu de longue durée dans la bande de Gaza. L'accord prévoirait une cessation illimitée des hostilités, l'ouverture immédiate des points de passage entre Gaza, Israël et l'Égypte pour « assurer l'entrée rapide de l'aide humanitaire, des secours et des moyens de reconstruction » ainsi qu'un élargissement de la zone de pêche palestinienne. Dans un second temps, il devrait y avoir, un mois après l'arrêt des combats, des négociations entre Israéliens et Palestiniens sur la construction d'un port à Gaza et sur la libération de membres du Hamas détenus par Israël en Cisjordanie.
Dans la journée du 26 août, les tirs s'étaient poursuivis des deux côtés. (CG)