Bruxelles, 25/08/2014 (Agence Europe) - Les autorités grecques se sont fixées quatre priorités pour les discussions qui se tiendront à Paris, début septembre, avec les représentants de la 'troïka' (Commission européenne, BCE, FMI), a rapporté lundi 25 août le quotidien grec Kathimerini. Les réunions auraient en outre été avancées au 2 septembre en raison des réunions préparatoires de l'Eurogroupe de Milan, le 12 septembre.
Selon le journal, un de ces objectifs serait de convaincre le FMI de conclure la cinquième mission de suivi du trio institutionnel, qui aura lieu à Athènes dès la mi-septembre, sans attendre que la BCE présente les résultats de ses tests de résistance menés sur les banques européennes. À l'issue de cette cinquième mission pourront commencer les discussions sur la réduction de la dette grecque. Le FMI estime que les résultats de la BCE permettront d'apporter plus de clarté sur les besoins en financement du pays, puisqu'ils détermineront le sort qui sera réservé à un peu moins de dix milliards d'euros mis en réserve pour les institutions financières grecques. Les autorités grecques entendraient, ensuite, savoir dans quelle mesure leurs partenaires européens appuieront un troisième plan d'aide, alors que l'aide du Fonds européen de stabilité financière prend fin avec l'année 2014. Puisque ces rencontres à Paris ont pour but de préparer le terrain pour la mission formelle, les Grecs voudraient également savoir lesquelles des 600 actions à prendre pour septembre sont considérées comme de vitale importance, explique la presse grecque. Athènes n'entendrait pas laisser la mission prendre du retard pour des mesures mineures. Enfin, les Grecs voudraient discuter de la question des réductions d'impôts.
Selon l'agence ANSA, le Premier ministre grec Antonis Samaras tiendra une rencontre bilatérale avec Jean-Claude Juncker, qui présidera la prochaine Commission. Seront en principe abordés, selon l'ANSA, la dette grecque, l'immigration illégale mais également les relations entre le pays et la 'troïka'.
En parallèle, le FESF a approuvé, mi-août, le versement d'une sous-tranche d'un milliard d'euros, lié aux jalons spécifiques de juin sur lesquels la Grèce avait pris du retard. Les experts nationaux avaient tenu, un peu plus tôt, une réunion exceptionnelle pour constater les progrès grecs (EUROPE 11124). Le paquet de réformes avait été approuvé à une courte majorité par le Parlement grec le 6 août, avec 50 votes en faveur et 47 contre. Le ministère grec des Finances s'est félicité par communiqué du versement de cette tranche, dont le pays avait besoin en août pour faire face à une échéance de remboursement. Il a souligné que cela avait été rendu possible par des réformes structurelles « significatives » bénéfiques à long terme pour l'économie grecque. Après ce versement, 1,8 milliard d'euros de l'enveloppe du FESF restent désormais disponibles pour la Grèce. (EL)