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Bulletin Quotidien Europe N° 11139
Sommaire Publication complète Par article 12 / 22
POLITIQUES SECTORIELLES / (ae) transports

Face à Bardarbunga, la cellule de crise est sur le pied de guerre

Bruxelles, 25/08/2014 (Agence Europe) - La cellule de crise aérienne de l'UE s'est réunie dimanche 24 août pour évoquer les risques liés à l'éruption du volcan Bardarbunga en Islande. Aucune perturbation des vols ne serait à l'ordre du jour, l'alerte rouge du samedi 23 août étant redescendue à orange dimanche après-midi.

Risque d'éruption. Les réminiscences de la crise aérienne occasionnée par l'éruption du volcan islandais Eyjafjallajökull en 2010 (100.000 vols annulés, 8 millions de passagers bloqués) font craindre le pire alors qu'un autre volcan islandais, le Bardarbunga, fait mine de se réveiller. Ce volcan s'est remis en activité la semaine dernière, alors qu'il était resté inactif depuis 1910. En cas d'éruption, la fumée qu'il dégagerait serait composée de vapeur d'eau et de lave fragmentée, qui présente un danger pour les avions. Corrosives, les cendres peuvent endommager les moteurs en bloquant l'aspiration d'air nécessaire à leur fonctionnement. Or, l'Islande est un point de passage stratégique pour les routes aériennes reliant l'Europe et l'Amérique du Nord. Samedi 23 août au soir les services météorologiques du pays avaient déclenché l'alerte rouge, annonçant l'imminence d'une éruption et, donc, la fermeture locale de l'espace aérien, en la ramenant toutefois au niveau orange (éruption probable) dimanche après-midi.

Cellule de crise. Afin d'évaluer les mesures à prendre en cas d'éruption, la cellule de crise aérienne de l'UE s'est réunie le même jour (European Aviation Crisis Coordination Cell). Créée en 2010, suite à la crise aérienne du nuage de cendre volcanique d'Eyjafjallajökull, celle-ci réunit la Commission européenne, Eurocontrol, l'Agence européenne de sécurité aérienne (EASA), les opérateurs aériens et les États membres concernés (dans le cas présent, le Royaume-Uni, l'Irlande et les pays scandinaves). Á ce stade, il ne serait pas question de fermer l'espace aérien européen, comme ce fut le cas en 2010. Cependant, la cellule de crise continue sa veille et se tient prête en cas d'éruption. La porte-parole du commissaire européen aux Transports, Helen Kearns, a indiqué à EUROPE que l'UE était « mieux préparée que jamais » à une telle éventualité, car « les systèmes sont meilleurs, et la préparation est excellente. Nous comptons sur le minimum de perturbations ».

Seuil critique relevé. En outre, depuis 2010 le seuil critique pour la suspension des vols a été relevé par l'AESA de 2 milligrammes (mg) de cendres par mètre cube à 4 mg, suite à des études plus poussées depuis lors. L'AESA ne recommande aux États membres de fermer leur espace aérien qu'en dernier recours. La répétition d'une crise aérienne, gravissime pour les compagnies aériennes, est d'autant moins probable. (MD)