Bruxelles, 29/07/2014 (Agence Europe) - Le Premier ministre britannique, David Cameron, a présenté, mardi 29 juillet, un projet de réduction des allocations sociales pour les immigrants européens consistant, à partir de novembre prochain, à faire bénéficier les ressortissants de pays de l'Union européenne qui viendront s'installer en Grande-Bretagne pour y trouver du travail des allocations chômage et des allocations familiales pendant trois mois seulement à partir du moment où ils arrivent, contre six mois actuellement. David Cameron a aussi plaidé, via une tribune dans le Daily Telegraph, pour la fin de la publicité donnée à plus 500 000 offres d'emplois britanniques sur les portails d'emplois de l'UE.
L'annonce, qui s'inscrit dans une remise en cause désormais bien installée dans la classe dirigeante britannique de la libre circulation des Européens, doit permettre de réduire l'arrivée de migrants sur le sol britannique, d'autant plus que cette mesure se situerait un an avant les élections générales. Mais les intentions de M. Cameron ont laissé la Commission européenne relativement sceptique. Jonathan Todd, porte-parole de l'exécutif et du commissaire aux Affaires sociales, Laszo Andor, a répété, mardi midi, que la loi européenne n'obligeait aucunement les États membres d'accueil à verser des prestations sociales aux nouveaux arrivants. « Quand ils arrivent, (les migrants) ont le droit de garder leurs allocations versées par leur propre État membre pendant trois mois ; en ce sens, c'est assez difficile de comprendre ces annonces », a dit Jonathan Todd, ajoutant que la directive européenne de 2004 sur la libre circulation contenait « de nombreuses sauvegardes pour lutter contre les abus ». (SP)