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Bulletin Quotidien Europe N° 11131
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POLITIQUES SECTORIELLES / (ae) santÉ

Dispositifs médicaux, l'Italie tentera de trouver un compromis

Bruxelles, 29/07/2014 (Agence Europe) - La Présidence italienne tentera de trouver un compromis avec le Parlement européen sur les réglementations concernant les dispositifs médicaux et les dispositifs médicaux de diagnostic in vitro, a déclaré la ministre italienne de la Santé, Beatrice Lorenzin, venue présenter les priorités de l'Italie devant la commission de l'environnement et de la santé du PE, mercredi 23 juillet. La Présidence italienne a prévu un programme chargé en matière de santé, en abordant de nombreux sujets pour les six mois de sa présidence. Elle accordera une place particulièrement importante à la prévention, à la vaccination, à la lutte contre les maladies chroniques et les maladies dégénératives liées à la vieillesse. D'autres thèmes seront abordés: la prévention des tumeurs, en privilégiant des modes de vie plus sains, le traitement de la douleur et les soins palliatifs, la santé des femmes, la santé numérique, la santé mentale des jeunes, la résistance antimicrobienne, l'innovation thérapeutique et le prix prohibitif des nouveaux médicaments.

Le Conseil devrait adopter une position commune d'ici la fin de l'automne sur les dispositifs médicaux et les dispositifs médicaux de diagnostic in vitro, comme l'ont souhaité les États membres lors du dernier Conseil Santé du 20 juin, alors que le PE a déjà rendu son avis sur ces dossiers, a déclaré Mme Lorenzin. « Le dossier est complexe. Il y a beaucoup d'avis divergents (…) L'Italie a saisi tous les groupes techniques nécessaires, des questionnaires ont été envoyés à tous les États membres. On recevra les premières réponses d'ici la fin de l'automne et (..) on travaillera à un compromis pour parvenir à un texte consolidé », a-t-elle précisé en réponse à une question posée par le député Matthias Groote (allemand), au nom du groupe S&D. Celui-ci s'inquiétait de la lenteur prise au Conseil sur le dossier, alors que le PE veut entamer la deuxième lecture. Interpellée par Margrete Auken (danoise), au nom des Verts/ALE, qui estime nécessaire de veiller à l'absence de produits carcinogènes, mutagènes et affectant la santé génésique dans les dispositifs médicaux, la ministre a confirmé que ces substances ne pouvaient se retrouver dans ces dispositifs et que cette question serait approfondie en septembre. Coordonateur pour le groupe PPE, Alojz Peterle (slovène) s'est réjoui de l'accent que la présidence italienne a promis de mettre sur la prévention. « Il est important de défendre un mode de vie sain et de garantir la continuité des mesures », a indiqué le député, estimant que l'UE pouvait en faire plus en la matière, sans brandir la subsidiarité comme excuse. Il a également demandé que la partie du budget consacrée à la prévention dans les États membres passe de 3% en moyenne actuellement à 5% et demandé l'appui du Conseil pour que la santé se retrouve également dans le Semestre européen. La ministre a reconnu que 3% du budget alloué à la santé étaient clairement insuffisants, estimant que la prévention était un élément fondamental pour assurer la durabilité des systèmes de santé et que l'UE « avait encore beaucoup à faire pour parler d'une seule voix ». Évoquant le travail entamé sous présidence française en 2008 en matière de maladies dégénératives et d'Alzheimer en particulier, Frédérique Ries (belge), au nom du groupe ADLE, a prôné la continuité sur ce dossier. Elle a également demandé de se pencher sur les défis liés à l'obésité, alors que la Présidence italienne a l'intention d'aborder les modes de vie sains via la nutrition. Ce sera fait dans le cadre du travail que la Présidence italienne mènera en matière de prévention, a promis Mme Lorenzin. En ce qui concerne les maladies dégénératives liées à la vieillesse, des lignes directrices et des plans d'action sont prévus, a complété la ministre. Pour la GUE, Eleonora Forenza (italienne) a abordé la question particulière de l'IVG et de la protection de ce droit, mis en danger partout en Europe, a-t-elle affirmé, alors que l'Italie a mis la santé des femmes parmi les points à son agenda. Enfin, Piernicola Pedicini, parlant au nom du groupe EFD, a demandé au Conseil de promouvoir des politiques plus respectueuses en matière d'environnement et de gestion de déchets, pour éviter l'émergence de maladies liées à la pollution, en particulier le cancer. L'Italie et l'UE devraient faire l'objet d'un registre en matière de tumeurs et mettre en oeuvre le principe du « pollueur-payeur », a affirmé M. Pedicini. Les députés Groote et Auken ont également abordé les questions liées à la santé dans les négociations menées pour le TTIP. L'UE défendra les normes élevées de qualité de ses produits pharmaceutiques, qui sont mondialement reconnues: ce sera non négociable, a affirmé Beatrice Lorenzin. (IL)

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