Bruxelles, 26/08/2013 (Agence Europe) - L'Union européenne est très préoccupée par les conséquences humanitaires des combats qui s'intensifient à l'est de la République démocratique du Congo (RDC) et juge « inacceptables » les attaques perpétrées à Goma contre des civils et des casques bleus par les rebelles du mouvement M23, a indiqué, lundi 26 août, un porte-parole de Catherine Ashton, la Haute représentante pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité de l'UE, insistant sur l'importance d'une solution politique, dans le respect de l'accord de paix, de sécurité et de coopération.
Répondant à un journaliste qui, compte tenu de la dégradation de la situation, l'interrogeait sur l'hypothèse d'un retrait d'EU SEC , cette mission de conseil et d'assistance de l'UE en matière de réforme du secteur de la sécurité en RDC, Sébastien Brabant, porte-parole, a répondu: « Nous sommes très préoccupés par les conséquences humanitaires des combats qui ont éclaté le 21 août près de Goma à la suite de tirs à l'arme lourde du mouvement M23 sur différents quartiers de Goma. Ils ont provoqué des morts et des blessés que nous déplorons ainsi que des dégâts matériels sur le sol rwandais. Ces attaques contre les populations civiles et les troupes de la MONUSCO (Mission de l'ONU pour la stabilisation en RDC: Ndlr) ne peuvent être tolérées. Nous appelons toutes les parties concernées ainsi que les pays voisins à la retenue, dans l'intérêt des populations civiles, des casques bleus déployés sur le terrain et des combattants. L'Union européenne appelle à une solution politique à la crise à l'est du Congo y compris dans sa dimension régionale. C'est pourquoi nous continuons à appuyer activement la mise en œuvre des engagements de l'accord de paix, de sécurité et de coopération pour la RDC et la région qui a été conclu à Addis Abeba en février 2013. »
Et d'ajouter: « Évidemment nous prenons toutes les mesures qui sont nécessaires pour assurer la sécurité de nos missions. Il y a lieu de soutenir la MONUSCO et le processus de paix. » Il répondait en ces termes à un journaliste qui l'invitait à commenter l'impuissance des troupes de la MONUSCO à protéger les populations civiles. (AN)