Bruxelles, 21/08/2013 (Agence Europe) - La Commission européenne est d'avis que la position européenne sur la façon d'assurer la viabilité de la dette grecque ne peut être réévaluée qu'à la lumière de la prochaine mission de la 'troïka' (Commission européenne, BCE, FMI), en octobre.
Louant la cohérence et l'efficacité de la mise en œuvre du programme grec « dans des circonstances difficiles », Chantal Hugues, une porte-parole de la Commission, a estimé que « la prochaine étape » dans l'évaluation de la viabilité de la dette grecque aurait lieu lors de la prochaine mission de la 'troïka' à l'automne. Une manière de minimiser les propos du commissaire chargé de l'euro, Olli Rehn, selon lequel une des options possibles pour ramener la dette grecque sur une trajectoire viable pouvait consister à allonger la maturité des prêts déjà accordés, selon des propos rapportés par le quotidien finlandais Helsingin Sanomat. « Nous n'en sommes pas là à ce stade », a souligné Mme Hughes.
Pour M. Rehn, la question clé réside dans la capacité de la Grèce à réaliser les réformes structurelles prévues dans le programme actuel et à atteindre un excédent budgétaire primaire structurel. Le quotidien grec Kathimerini a indiqué qu'Athènes avait enregistré un budget primaire (avant service de la dette) de 2,6 milliards d'euros au premier semestre 2013, comparé à un déficit de 3 milliards sur la même période en 2012.
Pour la Commission, il n'y a pas non plus de lien particulier entre les propos de M. Rehn et la déclaration, la veille, du ministre allemand des Finances. Lors d'un meeting électoral, Wolfgang Schäuble avait en effet admis qu'Athènes aura besoin d'un « nouveau programme », le troisième depuis mai 2010. À près d'un mois des élections législatives, le gouvernement allemand reste résolument hostile à tout effacement d'une partie de la dette grecque.
Selon le FMI, les Européens devront trouver comment combler le trou budgétaire grec évalué à 4,4 milliards d'euros en 2014 et 6,5 milliards en 2015 (EUROPE 10900). Conformément au 2ème programme, la dette grecque est censée atteindre 124% en 2020 et passer substantiellement sous 110% en 2022. (MB)