Bruxelles, 21/08/2013 (Agence Europe) - Les ministres des Affaires étrangères britannique, français, suédois, et allemand, William Hague, Laurent Fabius, Carl Bildt et Guido Westerwelle, ont appelé le régime syrien, le 21 août, à autoriser la mission des Nations unies à enquêter immédiatement sur les allégations d'utilisation d'armes chimiques dans des bombardements survenus le jour même dans la banlieue de Damas. Une mission d'enquête de l'ONU se trouve actuellement en Syrie pour inspecter trois sites où des attaques chimiques auraient déjà eu lieu précédemment (EUROPE 10901).
Alors que les ministres européens des Affaires étrangères se réunissaient pour traiter du cas égyptien à Bruxelles (voir autre nouvelle), le massacre qui aurait été perpétré par les troupes de Bachar El Assad n'a pu être passé sous silence, les estimations parlant de plusieurs centaines de morts dans un premier temps. Le ministre français, Laurent Fabius, a déclaré que si les accusations d'utilisation d'armes chimiques se voyaient confirmées, cela pourrait être « une atrocité sans précédent », d'autant plus en présence de l'ONU. M. Fabius a dès lors rejoint MM. Westerwelle et Bildt pour communiquer son souhait que la mission puisse se rendre « immédiatement » sur place. Un point de vue partagé par M. Hague, qui a dit espérer que la mission puisse avoir accès à la zone concernée « sans restriction » et souhaité que le Conseil de sécurité de l'ONU s'empare de la question.
La Haute représentante de l'UE pour les Affaires étrangères, Catherine Ashton, a pour sa part également exprimé ses inquiétudes quant à l'éventuelle utilisation d'armes chimiques par le régime syrien et a insisté pour que les accusations à ce sujet soient immédiatement suivies d'une enquête. Quant à la mission de l'ONU, elle devrait avoir un accès « total et sans entraves » a l'ensemble du territoire syrien, a réitéré Mme Ashton, appelant également les autorités syriennes et toutes les autres parties à fournir « le soutien et la coopération nécessaires aux opérations de la mission ».
Laurent Fabius devrait s'entretenir avec le président de la coalition nationale syrienne dans la soirée du 21 août.
Aux voix des Européens s'est ajoutée celle de la Ligue arabe, laquelle a également demandé aux enquêteurs d'étendre leurs investigations. (MD avec CG)