Bruxelles, 02/08/2013 (Agence Europe) - Alors que la Commission européenne a obligé la France, le 30 juillet dernier, à remettre sur le marché le traitement anti-acné Diane 35, la ministre française de la Santé, Marisol Touraine, appelle les médecins à rester prudents. « Diane 35 pourra être prescrite, mais seulement en deuxième intention, c'est-à-dire une fois qu'on aura essayé d'autres traitements », a-t-elle déclaré. La ministre estime que la décision de la Commission ne constitue nullement un camouflet pour l'Agence nationale du médicament (ANSM), qui avait décidé de retirer le médicament du marché français. Elle se félicite au contraire que cette décision ait pu lancer le débat sur ses effets secondaires: « Je me réjouis que le volontarisme et l'initiative française aient permis d'apporter une sécurité renforcée pour l'ensemble des citoyens européens (…) La situation ne reviendra pas à ce qu'elle était auparavant. » Pour rappel, la décision de la Commission de réintroduire Diane 35 sur le marché français s'assortit de conditions strictes comme une restriction des prescriptions et de meilleures informations sur ses contre-indications (EUROPE 10900). (IL)