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Bulletin Quotidien Europe N° 10902
Sommaire Publication complète Par article 13 / 22
ACTION EXTÉRIEURE / (ae) bosnie-herzÉgovine

Retard dans le libre-échange après l'entrée de la Croatie

Bruxelles, 02/08/2013 (Agence Europe) - La Commission européenne désapprouve l'impasse dans laquelle se trouvent les négociations d'un accord commercial bilatéral avec la Bosnie-Herzégovine, regrettant que le pays refuse la méthodologie européenne et les adaptations techniques liées à l'entrée de la Croatie dans l'Union. Ce qui n'est pas bon signe pour le processus d'adhésion de la Bosnie-Herzégovine.

L'UE négocie actuellement l'adaptation de l'accord de stabilisation et d'association avec la Bosnie-Herzégovine et son accord intérimaire dans le cadre de l'adhésion récente de la Croatie à l'Union. Dans une déclaration le 1er aout, l'exécutif européen regrette le refus « continu » du pays à accepter des adaptations techniques de l'accord commercial bilatéral qui devrait désormais prendre en compte le commerce traditionnel de la Croatie, selon l'accord de libre-échange centre européen (ALECE). Pourtant, selon la Commission, celles-ci seraient purement mathématiques. Toutefois, elles supposent un relèvement conséquent des quotas de produits exemptés de taxes douanières. La Commission fait valoir qu'à ce jour tous les pays des Balkans occidentaux ont bien accepté cette méthode, et déplore que la Bosnie-Herzégovine demande désormais une révision des concessions commerciales. Or, tant qu'il n'y a pas de compromis sur les amendements à l'accord de stabilisation et d'association, la Bosnie-Herzégovine est toujours en mesure d'imposer des taxes douanières sur les produits agricoles croates, notamment le lait, certaines viandes et les produits dérivés de viandes, qui ont pourtant été pleinement libéralisés le 1er juillet avec l'entrée de la Croatie dans l'Union européenne.

La situation est telle que la Commission estime que l'attitude de la Bosnie-Herzégovine est « un pas en arrière » dans le processus d'adhésion du pays à l'Union, dont le libre-échange bilatéral reste une pierre angulaire. De plus, la Commission insiste sur le fait qu'en protégeant son marché intérieur, la Bosnie-Herzégovine retarde la mise en place d'un espace commun de libre-échange avec l'Union à 28, avec pour effet des prix plus élevés pour les produits traditionnellement importés de Croatie. (MD)