login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 10901
Sommaire Publication complète Par article 11 / 21
ACTION EXTÉRIEURE / (ae) syrie

L'ONU autorisée à enquêter sur les armes chimiques sur trois sites

Bruxelles, 01/08/2013 (Agence Europe) - Une mission des Nations unies va se rendre « dès que possible » en Syrie pour « enquêter simultanément sur trois sites où l'utilisation d'armes chimiques a été signalée », a annoncé, le 31 juillet, le porte-parole de l'ONU, Martin Nesirky. « L'enquête va se concentrer dans un premier temps sur trois sites »: Khan al-Assal, près d'Alep, où des armes chimiques auraient été utilisées le 19 mars, Ataybah, près de Damas, pour une attaque avec des armes chimiques en mars et Homs pour une attaque suspecte le 23 décembre, a détaillé le porte-parole.

Selon un diplomate cité par l'AFP, les enquêteurs, qui se rassemblent en ce moment en Europe, pourraient se rendre en Syrie dès la semaine prochaine.

L'UE espère que la mission sera déployée « prochainement »

Prenant note des « effets positifs » de la mission de deux envoyés spéciaux de l'ONU à Damas qui ont obtenu l'accord du régime la semaine dernière pour enquêter (EUROPE 10895), l'UE espère que la mission sur les sites agréés sera déployée « prochainement », a souligné Michael Mann, le porte-parole de la Haute représentante de l'UE pour les Affaires étrangères, Catherine Ashton. Il a rappelé que l'UE a « constamment appelé le régime à coopérer pleinement » avec l'enquête et à accorder aux enquêteurs un « accès complet et sans entrave » dans tout le pays. L'UE demandait depuis plusieurs mois que la mission des Nations unies puisse se rendre sur le terrain pour déterminer si des armes chimiques ont été effectivement utilisées, et a souligné à de nombreuses reprises que les responsables de leur utilisation, quels qu'ils soient, « devront rendre des comptes ».

La Syrie, la France, le Royaume-Uni (EUROPE 10860) et les États-Unis ont rapporté aux Nations unies treize attaques à l'arme chimique depuis le début du conflit, en mars 2011, a révélé M. Nesirky. L'ONU est consciente que d'autres incidents ont été rapportés en plus de ceux sur les trois sites visités, a précisé son porte-parole, ajoutant que la mission va continuer à chercher des clarifications auprès des États membres concernés.

Le régime syrien avait jusqu'à présent bloqué les demandes d'enquête des Nations unies. (CG)