Bruxelles, 31/08/2012 (Agence Europe) - Le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a menacé de recourir à la force militaire si le régime syrien utilise des armes bactériologiques et chimiques.
« Notre réponse serait alors immédiate et fulgurante », a précisé le ministre, expliquant que ces armes sont
« d'une autre nature ». « On ne peut pas supporter que ces armes, dont les conséquences peuvent se diffuser, soient employées », a-t-il ajouté, assurant que la réglementation internationale lui permettait d'intervenir sans l'aval des Nations unies. Son homologue britannique, William Hague, a demandé à « tous les membres du Conseil de sécurité d'exiger que la Syrie adhère à ses obligations de sécuriser et de rendre compte de ses stocks ». Il a aussi appelé le secrétaire général de l'ONU à veiller à ce que le mécanisme d'enquête sur les allégations de l'utilisation de ces armes puisse être facilement déployé.
Vendredi, lors d'une rencontre avec le Premier ministre syrien, Waël al-Halaqi, Ban Ki-moon a demandé au gouvernement d'abandonner les armes lourdes.
Envoyer Assad devant la CPI
France et Royaume-Uni ont aussi rappelé leur attachement à ce que Bachar el-Assad soit poursuivi devant la Cour pénale internationale (CPI). « Nous réaffirmons que Bachar el-Assad et son clan devront répondre de leurs crimes devant la CPI et la justice syrienne », a précisé M. Fabius. « Le Royaume-Uni soutient les initiatives rapportant des crimes en Syrie à la Cour pénale internationale, en dépit de tous les obstacles », a précisé M. Hague. Damas n'a pas ratifié le Statut de Rome de la CPI. Elle n'est donc pas un État membre et la Cour n'a pas compétence à moins que le Conseil de sécurité ne la saisisse.
Aider les zones « libérées »
La France veut aussi fournir une aide aux zones détenues par l'opposition. « Nous souhaitons apporter notre aide, matérielle ou administrative, aux zones déjà libérées, pour préparer l'après-Assad », a précisé M. Fabius. (CG)