Bruxelles, 28/08/2012 (Agence Europe) - Le président du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, a nié mardi 28 août à Madrid, après sa rencontre avec Herman Van Rompuy, président du Conseil européen, l'existence de négociations sur un second plan d'assistance en faveur de l'Espagne. Mais l'incertitude persiste. Interrogé sur la durabilité de la dette espagnole sans un plan d'assistance et sur les conditions qui conduiraient à une telle aide, M. Rajoy s'est contenté de répondre que tout sera fait dans l'intérêt des Espagnols.
M. Van Rompuy, d'une certaine manière, entretient le doute. Il a dit que c'était aux autorités espagnoles de prendre une décision sur une assistance financière au delà du programme en faveur du secteur bancaire. Il a rappelé que l'Espagne a déjà un large programme de restructuration de son secteur bancaire.
Mariano Rajoy a dit aussi que l'euro était irréversible, de même que le processus européen d'intégration. Il a évoqué le besoin de mettre en place une Union bancaire et budgétaire. M. Rajoy a dit aussi qu'une sortie de la Grèce de la zone euro serait un échec collectif de toute l'Europe.
Une mauvaise nouvelle est tombée le même jour, qui pourrait faire pencher un peu plus la balance vers un second plan d'aide pour l'Espagne. Le gouvernement de la Catalogne a annoncé qu'il allait demander une aide financière de 5,023 milliards d'euros à l'État central. M Rajoy a promis qu'il ne laisserait pas tomber la Catalogne. (LC)