login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 10666
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES / (ae) grÈce

La 'troïka' joue les prolongations

Bruxelles, 30/07/2012 (Agence Europe) - Les créanciers internationaux de la Grèce, réunis au sein de la 'troïka' (Commission européenne, BCE, FMI), ont décidé de prolonger leur mission à Athènes, a déclaré lundi 30 juillet une source du ministère des Finances grec à EUROPE. Selon cette source, Poul Thomsen, chef de mission du FMI en Grèce, a informé les autorités grecques que la 'troïka' « voulait aider et resterait aussi longtemps qu'il faudra et jusqu'à ce que le plan (de 11,5 milliards d'euros d'écnomies sur douze ans, NdlR) soit finalisé ». La 'troïka' avait initialement prévu son départ pour la fin du mois, suivi d'un retour à la fin des vacances scolaires. La même source gouvernementale s'est toutefois abstenue de conclure que cette prolongation retarderait la décision de la 'troïka' quant au versement de la prochaine tranche d'aide, qui reposera sur les conclusions de la présente mission.

Les partis de la coalition gouvernementale menée par Antonis Samaras (Nouvelle Démocratie) devaient à nouveau se pencher, lundi 30 juillet en fin d'après-midi, sur les coupes budgétaires à instaurer pour 2013 et 2014. Selon l'agence de presse d'Athènes (ANA), une rencontre bilatérale lundi matin entre les chefs des deux autres partis de la coalition gouvernementale - Fotis Kouvelis pour la Gauche démocratique et Évangélos Vénizélos pour le Pasok, aurait permis aux deux hommes de se mettre d'accord sur les principales lignes de leur politique et la requête grecque d'étendre l'ajustement budgétaire d'au moins deux ans. Sur la chaîne privée Antenna, le porte-parole du gouvernement Simos Kedikoglou a déclaré que la Grèce devait regagner sa crédibilité et que « ces 11,5 milliards nous garantissent un accès à de plus grosses sommes d'argent ». Il a alors refusé d'exclure des coupes dans les pensions et les salaires, des mesures que le principal parti d'opposition Syriza et la Confédération générale des travailleurs grecs rejettent catégoriquement.

Juncker fait taire les rumeurs. Dans un entretien publié lundi par le quotidien français Le Figaro, le président de l'Eurogroupe Jean-Claude Juncker a tenté de mettre un terme aux spéculations sur la solvabilité du pays qui pourrait mener Athènes à abandonner la monnaie unique. Il a ainsi déclaré: « Ceux qui croient qu'une sortie de la Grèce règlerait le problème se trompent ». Et de poursuivre: « Personne ne peut ignorer l'énormité du coût pour le reste de la classe, qu'il s'agisse de l'onde de choc ou du discrédit qui suivra ». La route pour Athènes est étroite.

Pour le ministre des Finances allemand Wolfgang Schäuble, il n'y a « aucune place pour de nouvelles concessions » à Athènes, rapporte le Welt am Sonntag. (EL-stag)

Sommaire

AU-DELÀ DE L'INFORMATION
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES
POLITIQUES SECTORIELLES
INSTITUTIONNEL
ACTION EXTÉRIEURE
AFFAIRES & ENTREPRISES N° 28