Bruxelles, 30/07/2012 (Agence Europe) - Les pays du sud et de l'est de la Méditerranée dans lesquels la Banque européenne de reconstruction et de développement (BERD) compte investir cette année, font toujours « face à de sérieux défis macroéconomiques dans un climat d'incertitude croissante », écrit la banque dans un rapport publié la semaine dernière et disponible sur son site Internet. Et elle ne s'attend pas à une amélioration à court terme.
Quatre pays sont couverts par l'extension des activités, le Maroc et l'Égypte, actionnaires fondateurs de la BERD, ainsi que la Tunisie et Jordanie nouvellement admises comme membres actionnaires. « Les économies de ces quatre pays sont frappées par la baisse du tourisme, des investissements directs étrangers (IDE) et du commerce. Les investisseurs ont, au mieux, adopté une attitude attentiste et attendent de voir les évolutions à court terme », constate le rapport.
Les prévisions de croissance sont faibles pour les années à venir, en raison de l'accroissement des dépenses publiques et de l'aggravation des déséquilibres budgétaires. Seule la Tunisie, selon la BERD, pourrait se sortir un peu mieux dans la morosité générale: « Des signes de reprises ont été notés au cours du premier trimestre 2012 et le taux de croissance réel y a été de 4,8% par rapport à la même période de l'année précédente » (au plus fort de la crise politique, NDLR), dus notamment à une relance du tourisme (33% de plus) et de l'arrivée d'investisseurs (+29%). Mais cette reprise demeure fragile en raison de l'instabilité sociale.
Cette morosité préoccupe la Banque car dans tous les pays couverts par son activité les effets de la crise de l'euro se font ressentir. Son rapport indique qu'elle s'attend à une croissance ralentie en 2012 comme et 2013, surtout en Russie. (FB)