Le marché mondial résiste mais l'Europe marque le pas. - Les dépenses mondiales des annonceurs dans les médias vont croître de +4,3% en 2012, avec une faiblesse du marché européen, constatent les agences médias ZenithOptimedia et Magna Global. Les perspectives étaient de +4,8% en mars. Une révision à la baisse justifiée par le ralentissement observé en avril et en mai, dû à la crise persistante dans la zone euro. Les dépenses publicitaires dans la zone euro devraient ainsi baisser de 1,1% en 2012, les pays du sud étant les plus affectés: Grèce (-19,5%), Espagne (-12%), Portugal (-10,4%) et Italie (-5%). La compétition de football Euro, les Jeux Olympiques de Londres et l'élection présidentielle américaine sont des facteurs favorables, dont l'impact est évalué par ZenithOptimedia à 6,3 milliards de dollars, et qui amortit l'effet de la crise en Europe. Il profite toutefois surtout à l'Allemagne et au Royaume-Uni, respectivement quatrième et cinquième marchés publicitaires derrière les États-Unis, le Japon et la Chine. L'effet cumulé de la poursuite du boom publicitaire en Chine, au Brésil ou en Indonésie, et la croissance de la publicité numérique continueront de soutenir le marché dans les prochaines années. En 2014, la part des investissements sur Internet dépassera 30% dans six pays (Australie, Canada, Norvège, Corée du Sud, Suède et Royaume-Uni). Au Royaume-Uni elle atteindra 39% contre 33% déjà l'an dernier, alors qu'en France elle n'a pas encore franchi le cap des 20%. (IL)