Bruxelles, 27/02/2012 (Agence Europe) - La Commission européenne devrait proposer prochainement une comptabilisation des émissions liées à l'affectation des terres, au changement d'affectation des terres et à la sylviculture (LULUCF) dans le cadre des engagements de l'UE en matière de changement climatique pour 2020, ce qui inquiète beaucoup les agriculteurs de l'UE.
Les nouvelles propositions de la Commission prévoient que les secteurs agricoles et sylvicoles de l'UE réalisent un suivi et fassent rapport, à partir de 2013, de tous les changements d'affectation des sols qui pourraient avoir un impact sur les émissions de gaz à effet de serre, dans le cadre des mesures pour diminuer le changement climatique. Le COPA-COGECA se dit très inquiet.
La proposition prévoit que les États membres tiennent un registre du boisement, reboisement, de la déforestation, de la gestion des forêts, de la gestion des surfaces agricoles et des pâturages en lien avec les émissions de carbone, de méthane et de protoxyde d'azote. Il est également demandé aux États membres de présenter un plan d'action afin de limiter ou réduire les émissions. La Commission pourra émettre des recommandations « en vue de soutenir les efforts des États membres ». Les États membres devront tenir compte des conclusions de la Commission.
Le COPA-COGECA estime que la comptabilisation pour les forêts et les sols agricoles devrait rester volontaire du fait des nombreuses incertitudes liées à la surveillance et parce que l'impact sur la production sylvicole et agricole n'est pas encore clairement déterminé. Cette organisation recommande d'approfondir l'analyse des conséquences de l'inclusion des activités 'LULUCF' dans les engagements de l'UE et souligne la nécessité de clarifier tant les méthodes de comptabilisation que les règles en matière de surveillance, de déclaration et de vérification avant de décider d'inclure ces activités dans les engagements de l'UE. (LC)