Bruxelles, 09/12/2011 (Agence Europe) - La Bulgarie et la Roumanie devront encore patienter pour pouvoir intégrer l'espace de libre circulation Schengen, les Pays-Bas ayant vendredi, lors de la réunion des chefs d'État et de gouvernement, campé sur leur position. Opposés à un compromis prévoyant une entrée en deux phases, l'ouverture des frontières maritimes et aériennes puis dans un second temps celle des frontières terrestres, les Pays-Bas ont également refusé une proposition du président Herman Van Rompuy, explique une source, qui avait suggéré que La Haye s'abstienne lors d'un vote permettra alors aux autres pays membres de Schengen de valider le compromis. « Un grand nombre de pays est intervenu et a essayé de convaincre les Pays-Bas de changer d'avis », poursuit une source, mais la réponse « était toujours non ». Résultat: le Conseil européen a à nouveau remis la décision à plus tard, en l'occurrence au sommet européen de printemps en mars 2012. Vendredi, le Conseil européen a bien pris note du fait que les deux pays, qui devaient initialement rejoindre l'espace Schengen en mars 2011 avant que la France et l'Allemagne n'émettent des doutes, relayés par la suite de manière plus ferme par la Finlande et les Pays-Bas, ont totalement rempli les critères techniques exigés pour intégrer Schengen. Mais les Pays-Bas ont souhaité pouvoir lier cette adhésion aux travaux de la Commission surveillant les efforts des deux candidats dans la lutte contre la corruption et les réformes judiciaires, le fameux mécanisme CVM. La Commission doit publier un rapport intérimaire en février prochain puis en juillet 2012. Et les Pays-Bas ne se décideront que si « ces rapports sont positifs », poursuit une source, « et pas avant ». (SP).