login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 10480
ÉDITION SPÉCIALE - CONSEIL EUROPÉEN ET RÉUNION DES CHEFS D'ÉTAT OU DE GOUVERNEMENT DE LA ZONE EURO D / (ae) conseil europÉen

Vers des mesures plus restrictives contre l'Iran et la Syrie

Bruxelles, 23/10/2011 (Agence Europe) - Les chefs d'État ou de gouvernement de l'UE ont demandé au Conseil des Affaires étrangères de préparer de nouvelles mesures restrictives, qui seront « décidées et mises en place en temps voulu » si l'Iran ne coopère pas « sérieusement » sur son programme nucléaire ou s'il ne remplit pas ses obligations. Les dirigeants européens ont exhorté Téhéran à entrer dans des « discussions constructives et substantielles » avec les E3+3 (Allemagne, France, Royaume Uni, Russie, États Unis, Chine) afin d'arriver à « une solution globale, négociée et à long terme » de la question nucléaire, pour éviter de nouvelles mesures restrictives. Ils ont aussi salué le renforcement des mesures déjà prises par l'UE contre des Iraniens, que ce soit pour violation des droits de l'homme ou pour leur rôle dans la tentative d'assassinat de l'ambassadeur d'Arabie saoudite aux États-Unis.

De nouvelles sanctions pourraient aussi être prises contre la Syrie si la répression se poursuit. « L'UE a déjà pris des mesures restrictives de façon unilatérale. Nous n'avons pas attendu les conclusions du Conseil de sécurité pour agir. Nous sommes parfaitement capables de prendre des mesures nous-mêmes. On va les renforcer si la répression de la population civile continue », a souligné Herman Van Rompuy. Les dirigeants ont de nouveau appelé le président Assad à quitter le pouvoir. Ils ont aussi exhorté « tous » les membres du Conseil de sécurité de l'ONU à « assumer leurs responsabilités », alors que la Russie et la Chine ont mis leur veto à une résolution qui condamnait le régime, le 5 octobre.

Les chefs d'État et de gouvernement ont également abordé les évolutions des pays du Printemps arabe et précisé que « le lancement rapide de projets concrets au sein de l'Union pour la Méditerranée peut contribuer » au processus de démocratisation. Ils ont rappelé que l'UE reste engagée à soutenir la transformation démocratique de ces pays à travers la politique européenne de voisinage.

Le Conseil a expliqué que « la mort de Mouammar Kadhafi marque la fin d'une ère de despotisme et de répression. (…) Aujourd'hui, la Libye peut tourner une page de son histoire, poursuivre sa réconciliation nationale et embrasser un nouveau futur démocratique ». « La fin du régime Kadhafi augure de nouvelles perspectives pour la Libye », a souligné le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso. La Haute représentante, Catherine Ashton a souligné que la proclamation, le 23 octobre, de la « Libération » de la Lybie par le Conseil national de transition est un « événement historique ».

Au sujet de l'Égypte, les dirigeants européens se sont dits préoccupés par les récents événements violents et ont rappelé l'importance de la liberté de religion et de croyance « incluant la protection des minorités ». Ils ont appelé les autorités de transition a organiser des élections démocratiques et transparentes.

Ils ont également félicité la Tunisie pour la tenue de ses premières élections libres, le 23 octobre. « Il s'agit d'un grand signe d'espérance non seulement pour la Tunisie mais aussi pour tout le monde arabe », a souligné José Manuel Durão Barroso.

Se félicitant du second partenariat oriental et de l'intention de la Haute représentante et de la Commission européenne de proposer une feuille de route qui listerait les objectifs, instruments et actions pour le prochain sommet prévu fin 2013, ils ont rappelé que le rythme et la profondeur de l'association politique et de l'intégration économique dépendront de leur soutien aux principes démocratiques et aux règles de droit
« qui sont la base du partenariat ». (CG avec MB)