login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 10457
Sommaire Publication complète Par article 31 / 32
INFORMATIONS GÉNÉRALES / (ae) ue/onu/climat

Barroso énonce les conditions d'un succès de Durban

Bruxelles, 21/09/2011 (Agence Europe) - Concrétiser les accords de Cancún, mais ne pas hésiter à aller plus loin à Durban (COP17, 28 novembre, 9 décembre), c'est, de l'avis de José Manuel Barroso, la condition sine qua non pour ne pas compromettre les perspectives d'un accord global ambitieux et contraignant sur le changement climatique après 2012 (à l'expiration de la première période d'engagements du Protocole de Kyoto). Le président de la Commission européenne l'a répété mercredi 21 septembre à New York, lors du dialogue des dirigeants sur le changement climatique organisé dans le cadre de l'Assemblée générale des Nations unies, à l'initiative des présidents Felipe Calderon et Jacob Zuma.

Alors qu'à deux mois de la COP 17, les États-Unis, la Chine et l'Inde se refusent toujours à tout engagement contraignant, son plaidoyer en faveur de progrès décisifs à Durban vers un accord contraignant a été un appel très clair à l'adresse des pays émergents pour qu'ils prennent leur juste part dans l'effort collectif requis.

« Un accord équilibré à Durban doit inclure tous les émetteurs majeurs et une feuille de route claire assortie de délais pour parvenir à un nouveau cadre, exhaustif, robuste et juridiquement contraignant. Il n'y a qu'un accord global qui puisse fonctionner. Certains appellent à l'établissement d'une seconde période d'engagements [du Protocole de Kyoto: NDLR]. Toutefois, plusieurs émetteurs majeurs ont clairement exposé qu'ils n'avaient pas l'intention de prendre de tels engagements. L'UE est prête à envisager une seconde période d'engagements, mais uniquement en tant qu'élément d'un accord plus vaste», a déclaré José Manuel Barroso.

Pour concrétiser les accords de Cancún, il convient non seulement que toutes les parties mettent en œuvre les accords, notamment celui sur le mécanisme de transfert des technologies, mais aussi qu'elles s'attaquent à toutes les questions en suspens, a souligné M. Barroso en citant cinq « fossés » à combler.

Et de citer « le fossé de l'ambition » puisque les objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre pris à ce jour par 90 pays ne correspondent qu'à 60% de l'effort requis pour maintenir la hausse moyenne de la température globale en-dessous de 2° celsius ; « le fossé de la transparence » en l'absence de règles communes de mesure, de rapport et de vérification (MRV) qui doivent être établies ; - « le fossé entre le coût et l'efficacité » nécessitant, pour être comblé, que tous les pays, y compris les pays en développement, se dotent de nouveaux mécanismes de marché pour rendre l'atténuation du changement climatique la plus efficace au moindre coût ; « le fossé entre les secteurs couverts » qui sera comblé si l'on « agit dans des secteurs additionels comme l'agriculture ou le transport international aérien et maritime » ; « le fossé du financement ». Sur ce dernier point, José Manuel Barroso a plaidé pour que les travaux des ministres des Finances du G20 soient intégrés dans les discussions de Durban, étant donné que « les instruments qui servent de catalyseur à l'investissement constituent une part essentielle d'un futur accord global ». (AN)

Sommaire

AU-DELÀ DE L'INFORMATION
JOURNÉE POLITIQUE
INFORMATIONS GÉNÉRALES