Bruxelles, 21/09/11 (Agence Europe) - La bonne gestion des projets régionaux européens et la fin de la bureaucratie sont au cœur d'un plan d'action pour une meilleure administration des fonds structurels européens investis en Grèce. Ce plan d'action a été proposé mercredi 21 septembre par le commissaire Hahn responsable de la politique régionale à l'issue d'un séminaire de 3 jours à Athènes, qui a réuni les ministres responsables grecs et les gouverneurs régionaux. Une liste de projets d'infrastructure à réaliser avec l'aide des fonds structurels européens, établie par la Grèce en liaison avec les services de M. Hahn, a été présentée. Le commissaire a déclaré que « la Grèce a besoin d'un stimulant économique, et que les fonds structurels européens sont la principale source dans la situation actuelle. Nous devons agir maintenant et tirer profit des fonds européens ».
15 milliards d'euros issus des Fonds européen de développement régional, Fonds social européen et Fonds de cohésion doivent encore être utilisés d'ici 2013, année de la fin de la période actuelle de programmation financière. Cent projets, au moins cinq pour chacune des 13 régions grecques, ont été retenus comme prioritaires, et dans les 10 prochains jours cette liste sera étoffée en y incorporant les personnes responsables et les délais à respecter. Le transport, l'énergie, l'environnement, l'innovation, le tourisme, la culture et les infrastructures numérique sont les secteurs concernés afin d'améliorer la compétitive et la croissance de la Grèce et d'y réduire le chômage. Il s'agit de rompre avec les anciennes pratiques et d'utiliser différemment les fonds européens, comme l'assure le ministre grec au Développement régional et à la Compétitivité, Michalis Chrysochoidis: « Nous devons nous engager à changer et aller au-delà de ce que nous avons fait auparavant. Nous devons nous engager à respecter les délais et combattre le monstre de bureaucratie que nous avons créé au fil des ans ».
Car le second pilier de ce plan d'action vise à réduire les procédures bureaucratiques dans l'application des projets cofinancés par l'UE, plus particulièrement en ce qui concerne les expropriations pour les projets d'infrastructure, ou la délivrance de permis environnementaux (maximum 6 mois, au lieu de plus d'un an).
Enfin, le commissaire Hahn estime que la solution est entre les mains des petites et moyennes entreprises (PME): en faisant le calcul rapide que si chaque PME engageait un chômeur, les problèmes de non-emploi pourraient être résolus. Dans ce sens, et à la demande du gouvernement et du parlement grecs, la Commission pourrait étendre certains fonds afin d'offrir des garanties temporaires aux PME. Le commissaire a conclu sur une note positive en assurant que les performances de la Grèce sont meilleures que l'image véhiculée en dehors de la Grèce, mais qu'il faut accélérer la cadence pour obtenir des résultats concrets. (MD)