Sopot, 02/09/2011 (Agence Europe) - Plusieurs ministres européens des Affaires étrangères ont insisté vendredi 2 septembre à Sopot, lors du Gymnich, sur la nécessité d'adopter une position commune face à la question de la reconnaissance à l'ONU d'un État palestinien. Les Palestiniens ont annoncé, dans le contexte de l'impasse dans lequel se trouve le processus de paix, qu'ils allaient déposer une demande de reconnaissance d'un État palestinien à l'Assemblée générale de l'ONU qui s'ouvre le 13 septembre à New York. Selon une source citée par l'Associated Press, Belgique, Chypre, Irlande, Malte, Portugal, Espagne et Suède sont prêts à soutenir la demande des Palestiniens.
« Pour tous ceux qui veulent vraiment une solution pour le Moyen-Orient, il est clair qu'une position unifiée de l'Union européenne est cruciale », a insisté le ministre belge des Affaires étrangères Steven Vanackere. Le Français Alain Juppé a dit redouter une confrontation diplomatique « stérile et dangereuse » à l'ONU, plaidant lui aussi pour que les 27 définissent une position commune sur cette question.
Ce n'est pas gagné. « Nous sommes totalement opposés à de quelconques démarches unilatérales, quelles qu'elles soient », a prévenu le Néerlandais Uri Rosenthal. « Toute démarche devrait se faire sur la base d'un accord entre toutes les parties concernées », a-t-il insisté. L'Allemagne et l'Italie seraient sur la même ligne.
Le Luxembourgeois Jean Asselborn a estimé qu'il était impossible de ne « rien donner aux Palestiniens », et il a plaidé pour une solution « médiane, qui puisse correspondre à la dignité que nous voulons donner au peuple palestinien ». Avec un État palestinien doté du statut d'observateur à l'instar du Vatican, « les Palestiniens auraient ainsi diverses possibilités pour être mieux intégrés dans les organisations de l'ONU », a jugé M. Asselborn. (V.W)