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Bulletin Quotidien Europe N° 10437
INFORMATIONS GÉNÉRALES / (ae) ue/portugal

Bon départ dans la mise en œuvre du programme d'austérité

Bruxelles, 24/08/2011 (Agence Europe) - Les créanciers institutionnels du Portugal jugent que le programme d'ajustement économique mis en œuvre par les autorités portugaises en échange d'une aide financière de 78 milliards d'euros est globalement « sur les rails ». Cette appréciation positive, annoncée à l'issue de la première mission d'évaluation effectuée à Lisbonne du 1er au 12 août, ouvre la voie au versement, en septembre, d'une tranche d'aide de 11,5 milliards d'euros (dont 3,9 milliards du FMI).

La Commission européenne, la BCE et le FMI sont d'avis que l'évolution de l'économie portugaise sera en ligne avec les objectifs du programme, soit une contraction du PIB autour de 2,2%. Une prévision réaffirmée ce mardi par le gouvernement portugais lors d'un débat parlementaire. La croissance ne sera pas de retour dans le pays avant 2013. Sur le plan budgétaire, l'engagement ferme des autorités à assainir les comptes publics est particulièrement apprécié de manière à limiter le déficit public à 5,9% du PIB en 2011. La 'troïka' continuera à épauler les autorités portugaises en matière de gestion des finances publiques afin que le cap de la rigueur soit maintenu. L'adoption d'une loi de Finances respectant l'objectif d'un déficit de 4,5% du PIB pour 2012 constituera d'ailleurs « un défi clé ». Et les créanciers institutionnels de saluer le résultat du Sommet de la zone euro qui a décidé, fin juillet, de diminuer les taux d'intérêt et de prolonger les maturités appliqués aux prêts de la Facilité EFSF. Cette décision soulagera en effet substantiellement le service de la dette publique portugaise.

Le secteur bancaire portugais poursuit son processus de recapitalisation afin de respecter les nouvelles exigences en fonds propres définis par le programme d'austérité. La 'troïka' considère essentiel de procéder à un désendettement équilibré et ordonné du secteur afin d'éliminer totalement les déséquilibres observés tout en maintenant la capacité des banques à financer l'économie.

Selon les créanciers du Portugal, le succès du programme portugais dépend « par-dessus tout » de la mise en œuvre de réformes structurelles visant à ouvrir davantage l'économie à la concurrence. L'abolition par l'État des droits spéciaux détenus dans plusieurs entreprises évoluant dans le secteur concurrentiel va dans le bons sens. De même que la réforme législative qui alignera la protection et les droits des travailleurs qu'ils bénéficient de contrats à durée déterminée ou indéterminée. « Alors que le début des réformes est souvent encourageant, la plupart des difficultés sont à venir et la détermination des autorités dans ce domaine sera indubitablement soumise à de fortes résistances », prévient néanmoins la troïka. Les syndicats portugais promettent pour octobre des journées d'action contre l'austérité. (M.B.)