Bruxelles, 06/05/2010 (Agence Europe) - La commissaire européenne aux Affaires intérieures, Cecilia Malmström, a présenté, jeudi 6 mai, un plan d'action destiné à renforcer la protection des mineurs non accompagnés arrivant dans l'Union. « L'Europe doit prendre des mesures immédiates pour s'occuper des mineurs non accompagnés, qui sont les victimes les plus exposées et les plus vulnérables des flux migratoires », a déclaré la commissaire. Le plan d'action propose une approche commune à l'échelle de l'Union qui s'articule autour de dix principes clefs: - l'intérêt supérieur de l'enfant doit primer dans toutes les décisions qui concernent les mineurs non accompagnés ; - tous les enfants doivent être traités conformément à la Charte des droits fondamentaux de l'UE, la Convention des Nations unies relative aux droits de l'enfant et la Convention européenne des droits de l'Homme ; - tout doit être mis en œuvre pour créer un environnement permettant aux enfants de grandir dans leurs pays d'origine en ayant de bonnes perspectives de développement personnel et un niveau de vie décent ; - les enfants doivent être protégés des passeurs et des groupes criminels, ainsi que d'autres formes de violence ou d'exploitation ; - tout doit être mis en œuvre pour trouver la famille de l'enfant et permettre un regroupement familial, tant que cela est conforme à l'intérêt supérieur de celui-ci ; - des mesures d'accueil adaptées et des garanties procédurales doivent s'appliquer dès qu'un enfant est découvert à la frontière extérieure ou dans un État membre, jusqu'à ce qu'une solution durable soit trouvée. La tutelle et la représentation légale de l'enfant sont d'une importance déterminante ; - les autorités compétentes arrêtent le plus tôt possible, de préférence dans un délai de six mois, une décision quant à l'avenir de chaque mineur non accompagné ; - les mineurs non accompagnés doivent toujours être placés dans des lieux d'hébergement appropriés et traités d'une façon compatible avec leur intérêt supérieur. La rétention doit rester exceptionnelle, et la plus brève possible ; - des solutions durables doivent être prévues. Elles consistent soit dans le retour de l'enfant dans son pays d'origine où sa réinsertion doit être assurée, dans l'octroi d'une protection internationale ou d'un autre statut juridique permettant à l'enfant de s'insérer dans l'État membre de résidence, soit dans la réinstallation sur le territoire européen ; - appel à toutes les parties prenantes à redoubler d'efforts pour s'attaquer au problème des mineurs non accompagnés et veiller à la protection de l'intérêt supérieur de l'enfant. En 2009, 10 960 mineurs non accompagnés ont demandé l'asile dans 22 États membres, ce qui représente une hausse de 13 % par rapport à 2008. Le problème est que beaucoup de mineurs - entre 50 mille et cent mille par an - ne demandent pas l'asile. La plupart viennent d'Afghanistan, d'Iraq, de Somalie et de l'Afrique de l'ouest. Le Réseau européen des migrations a publié une étude comparative sur les mineurs non accompagnés dans l'UE. Pour plus d'informations: http: //emn.sarenet.es/Downloads/prepareShowFiles.do;?directoryID=115. (B.C.)