Bruxelles, 04/05/2010 (Agence Europe) - Pour survivre, la politique agricole commune (PAC) doit devenir durable, être actualisée et capable de protéger le modèle agroalimentaire européen. Tel est le constat fait par les conseillers économiques et sociaux européens lors du débat sur l'agriculture, mercredi 28 avril, en présence du commissaire responsable Dacian Ciolos.
Rappelant ce qu'il avait dit devant le Parlement européen, à savoir que les détails de la réforme de la PAC devraient être présentés d'ici novembre (EUROPE n°10124), Dacian Ciolos a précisé: « Il nous faut un système plus transparent, afin que les contribuables puissent comprendre ce pour quoi ils payent. L'aide aux exploitations agricoles de petite dimension doit toutefois se poursuivre étant donné qu'elles créent des emplois dans les régions d'Europe ».
Au nom du groupe des employeurs, l'Espagnol José Maria Espuny Moyano a souligné que « la durabilité est une condition indispensable pour la survie du modèle agroalimentaire européen, qu'il faut considérer comme un élément d'intérêt stratégique pour l'Europe en raison de son importance cruciale ». Le modèle agroalimentaire a pour objectif de fournir une alimentation sûre et saine tout en promouvant une production de haute qualité et en tenant compte des considérations sociales et environnementales et de la durabilité à long terme du secteur, note le CESE dans un communiqué. Dans le but d'améliorer les produits agroalimentaires de l'UE, le CESE suggère de simplifier les procédures liées à l'origine géographique, sans toutefois nuire à la qualité. Vu qu'un tiers des alertes alimentaires enregistrées sur le marché intérieur trouvent leur origine à l'extérieur de l'UE, le CESE demande instamment des contrôles plus rigoureux afin de prévenir l'introduction de produits de qualité inférieure aux normes communautaires sur le territoire de l'UE. Dans l'avis de M. Espuny Moyano, le CESE plaide pour des actions visant à promouvoir le modèle agroalimentaire européen dans les forums internationaux tels que l'OMC et la FAO et à renforcer l'acceptation mondiale de ses règles en matière de durabilité.
Par ailleurs, le CESE recommande, dans l'avis de Carlos Trías Pinto (groupe des activités diverses, espagnol), un étiquetage plus clair et une meilleure utilisation des technologies de l'information et de la communication. Le rapporteur y souligne que cela peut orienter les consommateurs vers des aliments produits selon des critères sociaux, environnementaux, de santé, de sûreté et de bien-être animal, conclut un communiqué du Comité. Infos: barbara.gessler@eesc.europa.eu. (G.B.)