login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 10108
JOURNÉE POLITIQUE / (eu) ue/proche-orient

Moratinos et Berlusconi invités d'un « sommet arabe » dont il n'est ressorti qu'un faible consensus entre les pays de la région

Bruxelles, 29/03/2010 (Agence Europe) - Le « sommet » arabe qui a eu lieu le week-end dernier à Syrte en Libye s'est achevé sur l'expression d'une unité de façade en réaction aux efforts internationaux, déployés par les Américains surtout, pour amorcer un retour durable à la table des négociations des Israéliens et des Palestiniens. Les ministres des Affaires étrangères des pays membres de la Ligue arabe ont réaffirmé la condition qu'une reprise du dialogue israélo-palestinien ne sera possible qu'avec l'arrêt total de la colonisation à Jérusalem-Est, mais les chefs d'État se sont abstenus d'adopter un texte en ce sens, confirmant ainsi que le consensus arabe demeure faible. Les différences de points de vue concernent aussi bien l'attitude face à Israël - certains ne croient pas, ou plus, au sérieux de la volonté israélienne - que vis-à-vis de la nouvelle administration. Les doutes portent autant sur la volonté du président Obama à agir avec fermeté et équité, que sur sa capacité à se faire respecter par Israël et ses appuis dans son propre pays. Malgré le faible crédit qui lui est accordé, les chefs d'État arabes ont appelé Barack Obama « à rester attaché à sa position initiale clé appelant à l'arrêt total de la politique de colonisation dans l'ensemble des territoires occupés, y compris à Jérusalem ». Ils ont également demandé au Quartette pour le Proche-Orient (États-Unis, Union européenne, Russie, ONU) de « faire pression sur Israël pour un arrêt total de la colonisation ».

Amr Moussa, le secrétaire général de la Ligue arabe, a estimé, selon la presse, que les pays arabes devaient prévoir quelle attitude adopter s'il se confirmait, dans les semaines à venir, que le président américain et ses alliés au sein du Quartette n'ont pu amener Israël à revoir sa position. « Nous devons étudier la possibilité que le processus de paix soit un échec complet. Il est temps de faire face à Israël. Nous devons préparer des projets alternatifs parce que la situation est arrivée à un tournant », avait-il dit à l'ouverture du sommet, annonçant qu'un sommet extraordinaire aura lieu avant la fin de l'année.

Parmi les invités du « sommet », il y avait le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, les Premiers ministres italien, Silvio Berlusconi, et turc, Recep Tayyip Erdogan et le chef de la diplomatie espagnole, Miguel Angel Moratinos.

En tant qu'invité d'honneur, le président en exercice de l'UE a fait part aux chefs d'État arabes des nouvelles mutations institutionnelles européennes qui devraient permettre à l'UE de jouer un rôle accru sur la scène internationale, à commencer par la région arabe. Il a également rappelé, d'après un résumé de son discours mis en ligne par les organisateurs du « sommet », que l'UE appelle à l'arrêt total de la colonisation y compris à Jérusalem-Est et à la levée du blocus de Gaza. Le président du Conseil italien a réitéré les mêmes positions en mettant en garde contre « les ennemis de la paix » qui se mobilisent pour faire échouer le processus. Et d'estimer que « l'initiative de paix arabe » mérite le soutien car elle est au cœur des efforts à mener pour aboutir à la paix. (F.B.)

Sommaire

AU-DELÀ DE L'INFORMATION
JOURNÉE POLITIQUE
INFORMATIONS GÉNÉRALES
INTERPENETRATION ECONOMIQUE
SUPPLÉMENT HEBDOMADAIRE