Bruxelles, 26/03/2010 (Agence Europe) - Les représentants de quatre groupes du Parlement européen - ADLE, S&D, Vert/ALE, GUE/NGL et l'organisation de défense des droits de l'Homme Amnesty International, ont exhorté, mercredi 24 mars, les institutions européennes et les États membres à prendre de nouvelles mesures après les récents développements impliquant certains États membres de l'UE dans les prisons secrètes de la CIA. Un rapport de l'ONU publié fin janvier sur les détentions secrètes a identifié un certain nombre d'États membres comme complices de ces pratiques, dont l'Allemagne, l'Italie, la Lituanie, la Pologne, le Portugal, la Roumanie et le Royaume-Uni. « Malheureusement, jusqu'à présent, les gouvernements ont très peu coopéré dans la recherche des responsables des violations graves des droits de l'Homme commises dans le cadre de la lutte contre le terrorisme menée par les États-Unis d'Amérique », souligne un communiqué publié par l'ADLE et soutenu par plusieurs parlementaires ; Sarah Ludford (ADLE, britannique), Ana Gomes (S&D, portugaise), Raul Romeva (Verts/ALE, espagnol) et Willy Meyer (GUE/NGL, espagnol). Les députés se sont joints à Amnesty International pour inciter les États membres à « s'engager à nouveau dans des enquêtes complètes, impartiales et efficaces sur les allégations de complicité dans les restitutions de prisonniers à la CIA, y compris les conséquences allant jusqu'à la torture, l'existence de centres de détention secrets sur leur sol et à s'engager à tenir pénalement pour responsables les auteurs de ces abus ». Les députés ont également annoncé qu'ils allaient demander à la Commission et au Conseil de venir au Parlement européen afin de tenir un débat sur la nécessité d'action de la part de l'UE sur les activités liées aux restitutions de la CIA et à la présence de prisons secrètes sur le sol européen, lors d'une des prochaines sessions. (B.C.)