Bruxelles, 11/02/2010 (Agence Europe) - Les Hauts fonctionnaires chargés du processsus Euromed, réunis mardi 9 février à Bruxelles, ne sont pas parvenus à un accord autorisant l'adoption des statuts du futur secrétariat général de l'UpM (Union pour la Méditerranée), la désignation de secrétaires généraux adjoints et la répartition de leurs compétences. Le différend entre Chypre et la Turquie (ce dernier pays s'était vu promettre par la co-présidence un poste de secrétaire général adjoint, le sixième, lequel est contesté par Chypre) est demeuré en l'état.
Les deux co-présidences de l'UpM (Paris et Le Caire) se seraient cependant montrées optimistes, estimant que leurs démarches conciliatrices auprès de la Turquie et de Chypre commencent à porter leurs fruits et une sortie de l'ornière serait envisagée à bref délai. Certaines délégations - la plupart semblent se montrer confiantes - avancent la date du 3 mars comme échéance prévisible de la sortie du blocage. L'accord serait réalisé par voie écrite ; un compromis sera soumis aux gouvernements des différents États membres sur lequel ils auront à se prononcer ad referendum. La même « procédure de silence » (si nul n'est contre dans un délai donné, le compromis est considéré comme acquis) avait été utilisée pour la désignation du secrétaire général de l'UpM.
Parmi les commentaires recueillis, plusieurs soulignent le degré de passivité dont font preuve les pays participants dont nombreux sont ceux qui se focalisent désormais sur leurs dossiers de coopération bilatérale avec l'UE (« Statuts avancés », pour certains d'entre eux, statut rehaussé pour Israël, perspective d'adhésion pour la Turquie et des pays des Balkans) plutôt que sur une approche régionale plongée désormais dans un épais brouillard. D'autres commentaires soulignent que, pour la première fois, le différend turco-chypriote a fait passer au second plan le conflit israélo-arabe. (F.B.)