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Bulletin Quotidien Europe N° 10050
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INFORMATIONS GÉNÉRALES / (eu) ue/transport

La sécurité aérienne au centre d'une réunion d'experts

Bruxelles, 06/01/2010 (Agence Europe) - Les Vingt-sept dépêcheront, jeudi 7 janvier, à Bruxelles, leurs experts aéronautiques pour tirer les leçons de l'attentat manqué survenu le 25 décembre sur le vol Amsterdam-Detroit. Un ressortissant nigérien avait caché le long de sa cuisse de la poudre explosive qui n'avait pas été détectée. Cette réunion d'experts devrait permettre aux Européens d'évoquer les mesures prises au niveau national, mais aussi d'évaluer les mesures unilatérales prises par les États-Unis. L'un des principaux sujets de discussion aura trait à l'installation des scanners corporels dans les aéroports, une démarche recommandée par les États-Unis et en faveur de laquelle se sont déjà prononcés certains pays européens, à l'instar du Royaume-Uni et des Pays-Bas. Si l'Italie envisage également l'utilisation de ces scanners, la France a annoncé mardi la mise en place d'un groupe de travail qui fera des propositions dans un délai de moins d'un mois. L'Allemagne, qui était pourtant farouchement opposée à l'installation de tels scanners, dit désormais y être favorable. À l'automne 2008, face à l'opposition des députés européens, la Commission avait retiré sa proposition de règlement visant à introduire l'utilisation des scanners corporels dans les aéroports européens. Rien n'interdit toutefois aux États membres de mettre en place de tels systèmes dans leurs aéroports. À ce stade, la Commission européenne juge important de ne pas sombrer dans la frénésie. « On souhaite qu'une analyse factuelle soit faite. Il ne faut pas réagir dans la précipitation et prendre systématiquement de nouvelles mesures à chaque fois qu'une tentative d'attentat a lieu », a confié un haut responsable de l'exécutif européen. Selon lui, il faut d'abord mesurer l'efficacité de ces scanners corporels: « Peut-on, grâce à eux, détecter 80 grammes d'explosifs cachés sur le corps d'un individu? ». Parallèlement, il est nécessaire de procéder à une analyse coût/bénéfice en sachant que le prix de ce scanner corporel atteint environ 700 000 euros, contre
35 000 euros pour un portique traditionnel. Ensuite, il faut voir quel est l'impact de cette technologie sur la santé des voyageurs fréquents et des personnels d'aéroport, ainsi que sur la protection de la vie privée. Toute une série de questions sont donc à étudier en consultation avec les États membres et c'est la raison pour laquelle la réunion d'experts de ce jeudi est très attendue. Au niveau européen, ce dossier sensible a été confié au commissaire aux Transports, Antonio Tajani. Mais, compte tenu de l'aspect transatlantique de la question, le directeur de la DG Justice, Liberté et Sécurité, Jonathan Faull, souhaiterait que la secrétaire américaine à la Sécurité intérieure, Janet Napolitano, assiste à la réunion informelle des ministres de l'Intérieur de l'UE, les 21 et 22 janvier à Tolède, afin de présenter aux Européens les mesures prises aux États-Unis. (B.C.)

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