Bruxelles, 10/12/2009 (Agence Europe) - L'accord politique du Conseil ÉCOFIN sur la réforme du système de supervision financière en Europe « ne va pas assez loin », a déclaré la présidente du parti libéral européen (ELDR), Annemie Neyts-Uyttebroeck, jeudi 10 décembre. Réunis quelques heures avant le début du Sommet européen, les libéraux estiment que cet accord constitue néanmoins « une bonne base » pour le lancement des discussions avec le Parlement européen, co-législateur sur ce dossier. La semaine dernière, les ministres européens des Finances ont convenu que les futures autorités européennes de supervision dans les secteurs des marchés de valeurs mobilières, bancaires et des assurances pourront obliger une autorité nationale de surveillance à (faire) respecter la législation européenne. Ils ne les ont pas dotées de pouvoirs contraignants en cas d'urgence et de désaccord entre autorités nationales, contrairement à ce que proposait initialement la Commission européenne.
Sur la question climatique, la ministre suédoise des Affaires européennes, Cécilia Malmström, a espéré au nom de la Présidence suédoise que le Sommet européen serait en mesure de fixer le montant de l'aide nécessaire aux pays en voie de développement pour lutter, d'ici à 2012, contre les changements climatiques. L'aide européenne se fera sur une base « volontaire », a-t-elle rappelé. Reconnaissant les difficultés budgétaires « extrêmes » de certains États membres face à la crise économique, elle a néanmoins souligné que certains pays avaient déjà fait connaître le niveau de leur propre contribution. Interrogé sur la hausse des salaires des fonctionnaires européens que la Commission a proposée, le Commissaire Siim Kallas a estimé qu'« un modèle » auquel tous les États membres ont souscrit était en place et devait être respecté. La hausse salariale prévue cette année pourrait se transformer à l'avenir en une stagnation, voire en une diminution, a-t-il ajouté. Mme Malmström a enfin reconnu que l'incorporation des dix-huit députés européens supplémentaires « prendra un certain temps », certains États membres devant organiser de nouvelles élections et une Conférence intergouvernementale pouvant s'avérer nécessaire. (M.B.)