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Bulletin Quotidien Europe N° 10018
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INFORMATIONS GÉNÉRALES / (eu) ue/transport

Les députés plaident pour une introduction rapide de la nouvelle technologie de scannage

Bruxelles, 12/11/2009 (Agence Europe) - Les membres de la commission des transports du Parlement européen se sont prononcés dans leur grande majorité, mardi 10 novembre, en faveur de la levée plus rapide que celle prévue par la Commission européenne des restrictions imposées au transport des liquides dans les bagages à main des passagers aériens après les attentats déjoués à Londres en 2006 (EUROPE n° 9280). Avant un échange de vues à ce propos avec la Commission, qui devrait soumettre sa proposition au comité des experts sur la sûreté aérienne le 18 novembre (EUROPE n° 9995), les coordinateurs de la commission des transports ont adopté une position commune qui propose le 1er janvier 2013 comme date-butoir de la levée de ces restrictions, grâce à l'introduction dans tous les aéroports européens de machines de scannage capables de détecter les liquides, les gels ou les aérosols dangereux. Ils proposent aussi que, dès 2010, la Commission prenne en charge les passagers en transit et autorise, sous certaines conditions, le transport au-delà des points de contrôle de sûreté des liquides achetés dans les aéroports des pays tiers ou à bord des avions des compagnies aériennes non communautaires. Bien que, sur ce dernier point, les avis des députés et de la Commission convergent, la question des délais de l'introduction de la technologie de scannage risque de devenir une vraie épine dans le pied de toutes les parties engagées lors de l'adoption de la proposition: du Parlement, dont les membres ne sont pas unanimes sur la question, des États membres dont une partie (comme le Royaume-Uni) préfère des garanties supplémentaires concernant l'efficacité de la technologie et concernent aussi l'industrie (aéroports) qui devrait assurer l'introduction de cette technologie.

Intervenant au cours du débat au nom du groupe PPE, le Belge Mathieu Grosch a estimé que 2012-2013 serait plus acceptable que 2014 comme proposé par la Commission, mais a prévenu qu'avec le veto du Parlement, « la situation sera encore plus grave ». Au nom des Verts, l'Allemand Michael Cramer a remis en question la fiabilité de la technologie, alors que sa collègue belge, Isabelle Durant, a appelé à une analyse « sécurité-coût-bénéfice » avant de penser aux nouvelles mesures. Dans un communiqué, Eva Lichtenberger (Verts, autrichienne) a prévenu contre les coûts de l'introduction des machines de scannage en appelant au nom de son groupe, « la Commission, le Parlement et le Conseil » à permettre que le règlement imposant les restrictions, expire, comme prévu, en avril 2010. Pour le groupe S&D, Saïd El Khadraoui a opté pour « une période de transition (entre l'expiration du règlement actuel et la levée des restrictions) aussi brève que possible ». Présentée lors du dernier Conseil « Transports » la proposition de la Commission prévoit une approche échelonnée de la levée des restrictions parallèlement à l'introduction progressive et contraignante de la technologie de scannage. Dès 2010, les restrictions seraient levées sur les liquides achetés dans un aéroport ou à bord d'un avion d'un pays tiers à condition que le passager dispose d'une preuve d'achat dans l'espace « duty free » et que le contenant n'ait pas encore été manipulés, ensuite sur les aéroports où transitent plus de 10 millions de passagers qui devraient disposer jusqu'au 29 avril 2012 de la technologie de scannage permettant l'examen des liquides, et enfin sur l'ensemble des aéroports au plus tard le 29 avril 2014. « Personne n'est prêt » pour la levée immédiate des restrictions, a constaté au cours du débat le directeur de la DG TREN, Daniel Calleja. Il a rappelé que les restrictions ont été introduites par mesure de sûreté, en précisant que la menace terroriste est toujours là et que ni les aéroports ni les États membres, qui «n'avaient même pas lancé des procédure d'approvisionnement pour ces machines » n'étaient prêts. La Commission, qui ne souhaite pas maintenir de restrictions « sine diem », tient néanmoins à ce que leur levée ait lieu d'une manière « sérieuse », a-t-il insisté. (A.By.)

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