Bruxelles, 22/07/2009 (Agence Europe) - « Tant qu'une solution pacifique négociée n'aura pas été trouvée, l'Union européenne continuera à restreindre les contacts au niveau politique avec des représentants du gouvernement (hondurien) de facto et à suspendre la coopération bilatérale de ses États membres dans le domaine du développement, à l'exception de l'assistance humanitaire et d'urgence », déclare la Présidence suédoise au nom de l'UE dans un communiqué daté mardi 21 juillet. Elle n'écarte pas la possibilité d'adopter de nouvelles « mesures ciblées » sans en préciser la nature. L'UE réaffirme son soutien à la médiation engagée par le président costaricain Oscar Arias. Celui-ci a proposé aux deux parties - celle du président destitué M. Zelaya et celle du gouvernement de facto mené par M. Micheletti - la formation d'un gouvernement d'union nationale dirigé par M. Zelaya ainsi que la convocation d'élections anticipées. Pour l'instant sans succès même si un délai de réflexion court jusqu'à ce jeudi. Mardi devant la commission des affaires étrangères du Parlement européen, le ministre suédois des Affaires étrangères Carl Bildt a indiqué que l'UE n'a pas l'intention d'interrompre ses relations avec le Honduras, mais qu'elle le ferait si cela s'avérait nécessaire.
En tournée au Mexique, la commissaire européenne chargée des relations extérieures, Benita Ferrero-Waldner, avait déploré, lundi 20 juillet, l'échec des négociations menées durant le week-end sur la recherche d'une issue à la crise politique au Honduras: « Je regrette profondément qu'il n'ait pas été possible à ce jour de parvenir une solution mutuellement acceptable à la crise hondurienne, en ligne avec les propositions avancées par le président Arias ». « Compte tenu des circonstances, j'ai pris la difficile décision de suspendre les paiements de l'aide budgétaire » apportée à Tegucigalpa, a-t-elle ajouté. L'aide globale de la Commission au Honduras est dotée d'une enveloppe de 223 millions d'euros sur la période 2007-2013. 65,5 millions d'euros portent sur l'assistance budgétaire au gouvernement hondurien sur la période 2007-2010. À ce jour, 6,5 millions d'euros ont été suspendus, explique-t-on à la Commission européenne. (M.B.)