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Bulletin Quotidien Europe N° 9907
Sommaire Publication complète Par article 28 / 31
INTERPENETRATION ECONOMIQUE / (eu) compétitivité

Les États-Unis restent l'économie la plus compétitive du monde mais le Danemark résistera le mieux en cas de crise de longue durée: Les États-Unis restent, en 2009, l'économie la plus compétitive du monde, suivis respectivement par Hong Kong (3ème en 2008), Singapour (2ème en 2008) et la Suisse (statu quo), selon le classement 2009 des économies les plus compétitives du monde établi par l'Institut suisse de management IMD (World Competitiveness Center). Cette année, IMD a ajouté à son analyse un « test de résistance » (« stress test ») qui compare la résistance des économies face à une crise de grande ampleur. Un test qui démontre que les pays jugés les plus compétitifs sont parfois les plus fragiles face à une situation de crise. Le Danemark est le pays qui réalise les meilleures performances en la matière. Le classement principal analyse la compétitivité de 57 économies dans le monde, sur base de vingt critères répartis dans quatre grands groupes: performances économiques, efficacité des pouvoirs publics, efficacité des entreprises et infrastructures. Les pays nordiques ont amélioré leurs performances ou, au pire, maintenu leur position par rapport à 2008: le Danemark, 5ème, gagne une place, la Suède, 6ème, gagne trois places, et la Finlande fait un bond de la 15ème à la 9ème place. La Norvège se maintient en 11ème position. Les mouvements les plus spectaculaires sont enregistrés par l'Indonésie, qui passe de la 51ème à la 42ème place, et l'Estonie qui dégringole de la 23ème à la 35ème place. Plusieurs pays perdent dix places par rapport à l'an dernier: la Colombie (51ème), la Grèce (52ème) ainsi que Taiwan (23ème). La Roumanie (45ème) perd neuf places. L'Irlande, 5ème en 2000, n'est désormais plus que 19ème en 2009. Face au test de résistance, la première économie mondiale réalise un piètre résultat: les États-Unis se placent seulement à la 28ème place et cèdent le pas à des petits pays: « Les petites économies (moins de 30 millions d'habitants) sont souvent mieux calibrées pour s'adapter et pour rebondir quand les temps sont durs », souligne l'étude. Ainsi, le nord de l'Europe et le sud-est asiatique semblent avoir davantage d'atouts pour rebondir en cas de récession économique. Outre le Danemark, Singapour (2ème) réalise également d'excellentes performances dans ce deuxième classement, suivi par le Qatar (3ème), la Norvège (4ème), Hong Kong (5ème), qui se distingue également dans le classement des économies les plus compétitives, la Suisse (6ème), également bien placée dans le classement principal, la Suède (7ème), l'Australie (8ème), la Finlande (9ème) et la Malaisie (10ème). Parmi les grandes nations exportatrices, la Chine est celle qui se classe le moins mal: 20ème au classement principal, elle se classe 18ème pour le « stress test ». En ce qui concerne les économies européennes, la situation n'est guère réjouissante pour le Royaume-Uni (34ème), la France (44ème), l'Italie (47ème) et l'Espagne (50ème) qui, en raison de leurs « rigidités structurelles », ne semblent pas préparés à affronter une crise de grande ampleur. Quant à la Russie, 51ème, « elle n'a peut-être pas assez d'années de croissance derrière elle pour consolider la structure de son économie et pour créer le « tampon » nécessaire afin de surmonter une crise de cette amplitude ». (I.L.)

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