Bruxelles, 20/02/2009 (Agence Europe) - La Commission européenne est confrontée à une pénurie de traducteurs pour plusieurs combinaisons linguistiques. La situation est particulièrement préoccupante pour le département de langue anglaise, car de nombreux fonctionnaires qui ont rejoint la Commission dans les années 70 à la suite de l'adhésion à l'Union du Royaume-Uni et de l'Irlande, approchent aujourd'hui de l'âge de la retraite. La Commission a donc décidé de lancer une campagne axée sur les possibilités de carrière qu'elle propose aux traducteurs de haut niveau.
Les résultats des deux derniers concours interinstitutionnels organisés par l'Office européen de sélection du personnel (EPSO) pour les traducteurs de langue anglaise, en 2005 et 2007, n'ont pas donné les résultats escomptés: les objectifs fixés en termes de nombre de candidats retenus pour la constitution d'une liste de réserve, soit 40 en 2005 et 70 en 2007, n'ont pas été atteints; les lauréats pouvant prétendre à être recrutés par l'une des quatre institutions communautaires concernées étaient, respectivement, au nombre de 16 et 24.
La DG Traduction est le plus gros service de la Commission. Avec un effectif total d'environ 2 500 personnes, comprenant des traducteurs et du personnel non traduisant, elle répond aux besoins de la Commission en matière de traduction et de conseil linguistique pour tous types de documents écrits. Le coût annuel de la traduction est estimé à quelque 300 millions d'euros. Le département de langue anglaise emploie actuellement 111 traducteurs. En 2008, la production de la DG Traduction s'est élevée à 1,8 million de pages traduites, à raison de 72 % à partir de l'anglais, 12 % du français, 3 % de l'allemand et 13 % d'autres langues. Le département de langue anglaise compte pour 10,5 % de la production totale. Environ 26 % des traductions de la Commission sont externalisées vers des traducteurs freelance. Le département de langue anglaise a, pour sa part, externalisé 55 % de ses travaux en 2008, soit 22 % des traductions externalisées par la DG.
Depuis 2004, la Commission est confrontée à une pénurie chronique de traducteurs pour certaines des « nouvelles » langues. Le recrutement de traducteurs pour le slovène et le maltais s'est avéré particulièrement difficile. (L.C.)