Bruxelles, 14/01/2009 (Agence Europe) - La Commission européenne a confirmé, mardi 13 janvier, que le système électronique d'autorisation de voyage (ESTA) exigé depuis lundi pour entrer sur le territoire américain n'était pas équivalent à un visa. « Selon nos conclusions, il ne s'agit pas de l'équivalent d'un visa », a assuré Michele Cercone, le porte-parole du commissaire chargé de la Justice, de la Liberté et de la Sécurité. Ces propos confirment les déclarations faites par le commissaire Jacques Barrot au mois de novembre dans l'interview donnée à EUROPE (EUROPE n° 9783). Le fait que la Commission ne considère pas l'ESTA comme une sorte de 'visa déguisé' est une annonce importante. Si le contraire avait été affirmé, les États membres de l'UE auraient alors été obligés de réintroduire l'obligation de visa pour les citoyens américains se rendant dans l'Union avec le risque de jeter un voile sur les relations transatlantiques. La demande d'autorisation, baptisée ESTA (Electronic System for Travel Authorization), déjà disponible sur Internet depuis le 1er août (https: //esta.cbp.dhs.gov), remplace depuis lundi l'actuelle fiche de renseignements remplie dans l'avion par les voyageurs (EUROPE n° 9816). « Nous espérons que cela ne va pas être la cause de perturbations pour les passagers », a toutefois indiqué M. Cercone, qui a avoué que la Commission rencontrait des difficultés avec ce nouveau système. Le commissaire Barrot a écrit au secrétaire américain à la Sécurité intérieure, Michael Chertoff, pour « lui faire part de certains problèmes qui préoccupent » la Commission, notamment « le fait que les passagers soient obligés de déclarer leur séropositivité » et que cela « soit considéré comme une maladie transmissible », a précisé M. Cercone. « Une autre préoccupation concerne la protection des données » des passagers, a-t-il dit, précisant que la question est de savoir « combien de temps ces données sont conservées et qui a accès à ces données ». Le gouvernement américain a fait savoir qu'il était d'accord pour enlever toute référence au HIV et pour l'exclure de la liste des maladies transmissibles à déclaration obligatoire, mais cela n'a pas encore été fait en pratique, a rappelé M. Cercone. (B.C.)