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Bulletin Quotidien Europe N° 9697
JOURNÉE POLITIQUE / (eu) ue/moyen-orient

Conférence sur les défis et les perspectives au Moyen-Orient

Bruxelles, 04/07/2008 (Agence Europe) - La deuxième conférence sur les « défis et perspectives au Moyen-Orient » organisée par le parti socialiste européen (PSE) s'est tenue jeudi 3 juillet au Parlement européen. Elle a pour but de « rendre le dialogue possible », selon le député européen et président du groupe socialiste, l'Allemand Martin Schulz, en rappelant que « la paix n'est possible que si tout le monde parle avec tout le monde ». À l'image du Haut représentant pour la PESC, Javier Solaña, qui a souligné qu'il fallait « discuter et essayer de trouver des solutions », les participants ont pendant les deux tables rondes manifesté leur volonté d'aboutir à un consensus. « Nous avons un rôle ici: susciter l'espoir, un espoir pour nous galvaniser nous et nos voisins », a souligné Ami Ayalon, ministre sans portefeuille et membre du cabinet du Premier ministre du gouvernement d'Israël, tout en appelant à une « diplomatie de la clarté ».

La lutte contre le terrorisme est apparue comme une condition nécessaire mais pas suffisante à la résolution des problèmes au Proche et au Moyen-Orient: « Nous ne pouvons travailler pour la paix qu'en condamnant le terrorisme », a rappelé Amhed Soboh, ministre adjoint aux Affaires étrangères de l'Autorité palestinienne, « mais il est injuste de nous imposer la négociation par les bulldozers », a-t-il ajouté en réponse à M. Ayalon. Selon Eneko Landaburu, directeur général de la DG RELEX de la Commission européenne, il faut désormais consolider le cessez-le-feu, soutenir les initiatives bilatérales et multilatérales de la région, et soutenir M. Abbas dans la réconciliation palestinienne. La position du Hezbollah est perçue comme problématique, tant au Liban pour les élections à venir, qu'en Israël ainsi qu'en Palestine où les relations avec le Fatah sont toujours difficiles. Les positions de la Syrie et de l'Iran ont également était discutées, et les participants se sont manifestés en faveur de la nomination d'un représentant de l'UE pour le dialogue entre la Syrie et Israël. « Tous les points centraux ont été abordés, et je ne crois pas qu'il soit utile de prolonger les échéances », a souligné Maria Al Kayal, chercheur au centre oriental d'études internationales de Damas, signe de l'espoir suscité par le processus d'Annapolis. Paradoxalement, celui-ci suscite également de nombreuses craintes, notamment à cause de l'isolement de certains acteurs de la région: « Sans dialogue politique avec l'Iran, on ne trouvera pas de solutions dans la région », a martelé Semen Bagdasarov, parlementaire russe (parti social démocrate). « Faire la paix, c'est inclure, incorporer, pas exclure et mettre en marge », a conclu un participant. (A.D.)

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