Bruxelles, 02/07/2008 (Agence Europe) - Le président zimbabwéen Robert Mugabe restant sourd aux appels de l'Union africaine en faveur de la formation d'un gouvernement d'unité nationale et au dialogue avec Morgan Tsvangirai, chef de l'opposition, Bernard Kouchner, ministre français des Affaires étrangères, a déclaré mardi 1er juillet que « l'UE n'acceptera pas un autre gouvernement qu'un gouvernement dirigé par Tsvangirai ». Invitée à commenter ce point de vue, la Commission européenne a réitéré, le 2 juillet, par la voix d'un porte-parole, son appui aux efforts déployés par l'UA « en vue d'un gouvernement d'unité nationale pour passer ce cap difficile ». Et d'ajouter: « Il est essentiel de prendre en compte les suffrages exprimés par le peuple ». Morgan Tsvangirai étant sorti vainqueur du premier tour, « il convient, pour le moins, qu'il soit Premier ministre ». Quant aux nouvelles sanctions envisagées par l'UE contre les responsables de la campagne de violence et d'intimidation ayant conduit au retrait de Tsvangirai du deuxième tour, il convient de voir « ce que les États membres vont proposer » (A.N.)