Bruxelles, 27/06/2008 (Agence Europe) - En ce 27 juin, jour de second tour des élections présidentielles au Zimbabwe qui voit Robert Mugabe, désormais seul candidat à sa propre succession, contraindre le peuple à le plébisciter, l'Union européenne dénonce une nouvelle fois les violences qui ont conduit au retrait de Morgan Tsvangirai, principal opposant et vainqueur du premier tour, et à ce qu'elle estime être une parodie électorale.
Invitée par la presse à commenter cette situation, la Commission européenne a évoqué, le 27 juin, par la voix de son porte-parole, « de soi-disant élections, que l'UE comme les Nations Unies ne jugent ni légitimes ni démocratiques, eu égard aux violences et au climat d'intimidation » qui ont dominé la campagne. « Ces élections sont un véritable scandale. Elles sont dénuées de toute valeur, aujourd'hui, comme à l'avenir ».
Dans une déclaration publiée le 26 juin au soir, la Présidence du Conseil rappelait, au nom de l'UE, que c'est « le harcèlement de l'opposition et la campagne de violence dans le pays [qui] ont conduit M. Morgan Tsvangirai, leader de l'opposition, à retirer sa candidature. Ces circonstances ne peuvent pas mener de manière crédible à un résultat reflétant la volonté du peuple zimbabwéen. La Présidence exprime donc son plein soutien à l'appel de la SADC à reporter le deuxième tour des élections ». Un appel qui n'a pas été entendu par M. Mugabe. (A.N.)