Bruxelles, 30/04/2008 (Agence Europe) - La Présidence slovène de l'UE entend bien arriver le plus vite possible à un accord définitif sur un projet qu'elle affectionne particulièrement, celui de la reconnaissance mutuelle des jugements par défaut. La proposition, qui devait normalement être adoptée le 18 avril dernier, a cependant reçu un accueil mitigé de plusieurs délégations (EUROPE n° 9648). Il s'agit notamment de l'Allemagne, de l'Italie et des Pays-Bas. « La Présidence est un peu nerveuse », a reconnu un diplomate, expliquant qu'elle a convoqué pour la mi-mai les conseillers des Etats membres spécialisés dans le domaine justice et affaires intérieures afin d'être en mesure de résoudre les différents problèmes existants et finalement d'obtenir un accord lors du Conseil JAI de juin. Le problème est que cette proposition fait partie de celles qui risquent de devenir caduques si elle n'est pas adoptée définitivement d'ici la fin de l'année (EUROPE n° 9653). En effet, la Suède a fait savoir que, compte tenu de la réserve émise par son parlement, le texte devait obligatoirement être adopté lors du Conseil du mois d'avril pour espérer une adoption définitive en 2008. Dans la nouvelle hypothèse d'un accord en juin, la Suède a seulement dit qu'elle ferait tout son possible pour tenter de convaincre son parlement. (B.C.)