Bruxelles, 06/07/2007 (Agence Europe) - Qu'il s'agisse des dirigeants de l'Union et du Brésil, réunis en sommet mercredi à Lisbonne, ou des ministres du Commerce du Forum de coopération économique Asie-Pacifique (APEC), dont sont en particulier membres l'Australie, le Canada, la Chine, la Corée du Sud, les Etats-Unis, l'Indonésie, le Japon, le Mexique et la Nouvelle-Zélande, les principaux acteurs ont multiplié cette semaine les appels au sauvetage du round de Doha. Il y a en effet urgence car c'est désormais au seul processus multilatéral à Genève que sont désormais réduites les négociations sur la libéralisation du commerce mondial. L'OMC reprend donc la main pour tenter de ranimer un round à bout de souffle après l'échec du G-4 (UE, Etats-Unis, Brésil et Inde) le 19 juin à Potsdam, et ce, malgré la perte par l'administration américaine des pouvoirs spéciaux de négociation commerciale (le Trade Promotion Authority) que lui avaient confiés le Congrès. La responsabilité de trouver une issue revient désormais aux présidents des Comités de négociations de l'OMC sur l'agriculture et les tarifs industriels (NAMA), le Néo-Zélandais Crawford Falconer et le Canadien Don Stephenson qui présenteront des textes de compromis d'ici la mi-juillet. Lundi, le directeur général de l'OMC, Pascal Lamy, a donc jugé indispensable que les membres du G-4 « jouent un rôle constructif » dans cette phase ultime. Au siège de l'OMC, un calendrier serré a été établi cette semaine pour la suite des discussions. Les Comités de négociations sur l'agriculture et les NAMA se retrouveront dans la semaine du 23 juillet pour réagir aux documents de compromis de MM. Falconer et Stephenson puis reprendront leurs pourparlers à partir du 3 septembre après la pause estivale du mois d'août, à la suite de quoi les deux présidents réviseront leurs documents en tenant compte des prises de position des négociateurs. (eh)