Bruxelles, 04/04/2007 (Agence Europe) - Entre la Commission européenne et l'Autriche, il y a une « grande convergence de vues sur les priorités pour l'Europe », notamment sur la nécessité de parvenir rapidement à une solution au problème constitutionnel, de développer une politique énergétique pour l'Union et de combattre le changement climatique, a déclaré le président de la Commission José Manuel Barroso mercredi devant la presse à l'issue d'une entrevue avec le chancelier Alfred Gusenbauer. Il n'en demeure pas moins, a ajouté M.Barroso, que du travail important reste à faire pour régler quelques différends qui opposent actuellement la Commission et Vienne, tels que celui concernant les restrictions d'accès des étudiants étrangers aux facultés de médecine en Autriche ou celui relatif au programme autrichien d'allocation des quotas de gaz à effet de serre (PNAQ) que la Commission a approuvé le 3 avril, mais avec d'importantes réserves (voir EUROPE n° 9400).
En ce qui concerne le PNAQ, MM. Barroso et Gusenbauer ont convenu que les experts des deux parties se revoient pour examiner une nouvelle fois les chiffres fournis dans le plan national autrichien et qui ont amené la Commission à réclamer une révision à la baisse du plafond annuel de quotas d'émissions de CO2. M. Barroso a insisté sur le fait qu'il ne s'agira pas de réévaluer une deuxième fois le plan autrichien, ni de revoir la décision du 3 avril, mais seulement de « vérifier les chiffres » afin de détecter d'éventuelles « erreurs » qui pourraient ensuite être corrigées. L'évaluation de la Commission a été « objective », la méthodologie appliquée a été la même que pour les autres Etats membres « et nous ne pourrons pas faire une exception » pour l'Autriche en raison de l'une ou de l'autre spécificité nationale, a souligné M. Barroso. Quant au problème de l'accès des étudiants étrangers (notamment allemands) aux études de médecine en Autriche (le gouvernement a introduit un système de quotas jugé discriminatoire par la Commission), il a été convenu que des experts des deux parties se réuniraient en avril pour trouver une « solution basée sur le respect du Traité ». (hb)