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Bulletin Quotidien Europe N° 9341
JOURNEE POLITIQUE / (eu) pe/ppe-de

M. Daul se donne deux ans pour peser dans tous les débats européens et permettre au PPE-DE de gagner les élections européennes de 2009

Bruxelles, 10/01/2007 (Agence Europe) - Joseph Daul, député européen depuis 1999 et Président de la commission parlementaire de l'agriculture depuis 2002, a été élu mardi 9 janvier Président du groupe des chrétiens-démocrates au Parlement européen (PPE-DE), avec134 voix sur 249 exprimées. Il a devancé le Suédois Gunnar Hökmark qui a obtenu le soutien de 115 parlementaires. Exprimant sa joie et sa satisfaction de présider le groupe politique « le plus influent » au PE (277 députés), M. Daul a salué la bonne tenue de cette élection. « L'Europe a besoin de débattre, sans tabou ni idée préconçue, mais sans pour autant renier son passé, des enjeux majeurs pour l'avenir. Notre formation politique est décidée à marquer ces débats encore plus de son empreinte », a-t-il déclaré. Après avoir rencontré mardi soir José Manuel Barroso, Président de la Commission européenne, il sera ce jeudi à Berlin pour évoquer avec la Chancelière Angela Merkel les priorités allemandes pour l'Union européenne au premier semestre 2007: le traité constitutionnel, l'énergie et l'élargissement. Sur la question interinstitutionnelle notamment, « l'Europe a besoin de pouvoir décider de façon efficace et transparente, ce n'est pas un luxe, c'est une obligation politique », a estimé M. Daul.

Le nouveau président du groupe PPE-DE a évoqué le « vaste programme » de son mandat. Celui-ci fera l'objet d'une dizaine de « conventions thématiques » qui porteront sur « la sécurité, l'emploi, la compétitivité, la solidarité, l'énergie, l'environnement, le réchauffement climatique, la sécurité alimentaire, les ressources de l'UE ». Sur les questions agricoles, il a rappelé qu'il avait « toujours travaillé pour une adaptation de la politique agricole commune » et en faveur d'un « accord multilatéral à l'Organisation mondiale du commerce » dans ce domaine. Néanmoins, il ne faut « pas tout casser maintenant », a prévenu M. Daul qui est aussi agriculteur de profession. Selon lui, la question clé qu'il convient désormais de poser
- notamment dans le cadre des discussions en 2008 sur l'évolution du budget de l'UE - est celle d'assurer à l'Europe « la sécurité alimentaire ». Et d'ajouter: « Il faudra dire en 2009 ce qui va se passer en 2013 ».

« Catholique pratiquant », M. Daul n'a pas dit que l'Europe était un club chrétien mais plutôt que « ces valeurs (chrétiennes) sont faites pour vivre en bonne harmonie » avec l'ensemble des composantes de la société européenne. Sur l'élargissement, il est d'avis que « ni l'Europe n'est prête (à s'élargir) actuellement, ni la Turquie (…) à adhérer à l'UE » et se prononce pour « un accord privilégié très poussé » avec Ankara. Voyons d'abord « comment sur le plan interinstitutionnel nous serons capables de gérer une UE à 27 », a-t-il estimé.

Questionné sur les velléités de départ des conservateurs britanniques et de certains députés tchèques en 2009, le président du groupe PPE-DE a indiqué qu'il fera son possible pour que ceux-ci « se trouvent bien » dans cette formation politique. Ne cachant pas son appartenance à la génération antérieure à « 1968 », il a aussi espéré pouvoir travailler avec ses collègues de la « nouvelle Europe », plus favorables à M. Hökmark.

Êtes-vous attaché au siège du Parlement à Strasbourg ? M. Daul n'a pas manifesté d'opposition fondamentale à discuter du siège du Parlement européen. « Ouvrons les traités », a-t-il expliqué, mais « Strasbourg aura droit » au siège d'une institution européenne et si ce n'est plus le PE « nous pouvons faire l'échange avec celui de la Cour de justice de l'UE ou de la Banque européenne d'investissement ». Sur le nouveau groupe politique d'extrême droite, le député français a rappelé que les parlementaires européens qui le composeront étaient des personnes « démocratiquement élues par nos concitoyens ». « S'ils respectent les règles, je les respecterai, mais ça ne veut pas dire que je les soutiens ou les désire », a-t-il ajouté, en estimant que cette situation « nous donne à réfléchir et à travailler », notamment avec les médias. (mb)

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