Luxembourg, 10/10/2006 (Agence Europe) - Les ministres des Finances des Vingt-cinq n'ont pas progressé mardi sur la voie à suivre afin de renouveler le mandat externe de la Banque européenne d'investissement (BEI). La Présidence finlandaise mettra sur la table un nouveau compromis en novembre pour arracher un accord politique d'ici la fin de l'année. Lors de leurs premiers échanges, en juillet, les ministres des Finances avaient exprimé des divergences avec la proposition de la Commission, à la fois sur les montants disponibles pour les prêts de la Banque hors UE et sur la nouvelle répartition géographique (EUROPE n° 9230). La réunion du Conseil mardi a essentiellement confirmé les positions des uns et des autres.
De nombreux pays, comme la République tchèque, le Danemark, l'Allemagne, la Lituanie, les Pays-Bas, l'Autriche, la Slovaquie, la Suède ou le Royaume-Uni, opteraient plutôt pour une enveloppe moindre de 27,3 milliards d'euros. La Belgique, la Grèce, l'Italie et le Portugal voudraient passer à 30,2 milliards et seule l'Espagne souhaite une enveloppe la plus proche possible de ce que propose la Commission. Cette dernière a en effet proposé d'établir à 33 milliards les montants disponibles sur sept ans (2007-2013) et une ventilation régionale plus favorable aux pays du voisinage mais aussi à l'Asie et à l'Amérique latine notamment. 9 milliards d'euros seraient disponibles pour les pays de pré-adhésion, contre 10 milliards entre 2000 et 2006, 15 milliards iraient aux pays du voisinage (pays méditerranéens, Europe de l'est, Caucase et Russie) contre 7,1 précédemment. L'Asie et l'Amérique latine bénéficieraient de 6 milliards au lieu de 2,5 auparavant et l'Afrique et les pays ACP de 1,5 milliard contre 800 millions jusqu'à présent. Une réserve de 1,5 milliard est également prévue. En termes de ventilation géographique, un grand nombre d'Etats membres souhaitent que l'accent soit mis sur les pays d'adhésion et/ou du voisinage, avec là aussi des distinctions selon qu'ils ont leurs regards tournés à l'est ou vers le sud. Plus tranchée, la position des Pays-Bas va dans le sens d'une élimination graduelle des montants disponibles pour l'Asie et l'Amérique latine, mais l'Espagne s'y oppose. (ab)