Strasbourg, 06/09/2006 (Agence Europe) - La socialiste estonienne Marianne Mikko, qui préside la Délégation du PE pour les relations avec la Moldova, qualifie de « provocation » les plans de la Transnistrie de tenir un référendum sur l'indépendance vis-à-vis de la Moldova (de laquelle elle s'était détachée en 1992 après « un conflit armé impliquant le soutien militaire russe », rappelle un communiqué). « La Transnistrie n'est pas reconnue sur le plan international, et le référendum est illégal », affirme Mme Mikko, qui demande, comme le socialiste néerlandais Jan Marinus Wiersma, que la Russie cesse de soutenir le régime et remplisse son engagement de retirer ses troupes, « avec leurs armes lourdes et leurs munitions ».
Le référendum annoncé par « les autorités sécessionnistes de la région transnistrienne de Moldova n'a pas de validité légale. Avant d'avoir un référendum valable, il faut un règlement politique. Et il faut aussi mettre en place les normes démocratiques minimales du Conseil de l'Europe », commente Terry Davis, Secrétaire général du Conseil de l'Europe . Notre organisation « soutient l'intégrité territoriale de la République de Moldova et appelle à la reprise du processus de négociation », a affirmé M. Davis après avoir rencontré Andrei Neguta, le nouvel ambassadeur de la Moldova auprès du Conseil de l'Europe.