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Bulletin Quotidien Europe N° 9255
JOURNEE POLITIQUE / (eu) ue/onu/liban

Nous allons « calibrer » le déploiement de la Finul « en fonction de la situation sur place », affirme Jean-Marie Guéhenno, qui souligne la responsabilité du gouvernement libanais

Bruxelles, 31/08/2006 (Agence Europe) - « Nous déploierons le nombre qu'il faut. Si c'est 15 000 hommes, nous les déploierons. Si on se rend compte qu'il en faut plus, on en demandera plus. S'il en faut un peu moins, on en déploiera moins. Nous allons « calibrer » en fonction de la situation sur place ». C'est la réponse donnée par Jean-Marie Guéhenno, chef des opérations de maintien de paix des Nations unies, à la question de savoir s'il faut vraiment 15 000 hommes pour la Finul renforcée au Liban, question posée dans un entretien au Monde du 31 août. La résolution de l'ONU est très claire, la Finul « est là pour empêcher toute activité hostile », affirme M. Guéhenno (avec qui devra se coordonner le général Fabrizio Castagnetti, qui dirige à New York la cellule stratégique supervisant la Finul renforcée), en ajoutant: « Bien sûr, nous nous tournerons d'abord vers le gouvernement libanais, qui va massivement se déployer au Liban sud. C'est un changement historique. 15 000 casques bleus plus 15 000 soldats libanais, soit 30 000 hommes, c'est un chiffre considérable pour un territoire malgré tout limité ». La Finul sera-t-elle amenée à recourir à la force contre le Hezbollah ? M. Guéhenno réplique: « Nous pouvons être amenés à le faire à l'égard de tout élément qui empêcherait notre liberté de mouvement ou représenterait une menace pour la population ou pour la paix. Une opération de maintien de la paix doit toujours utiliser la force en dernier recours, pas comme première réponse. Et nous comptons sur le gouvernement libanais pour assumer toutes ses responsabilités ». En constatant que « malheureusement, depuis la cessation des hostilités, il y a eu plus de violations israéliennes que de violation de fait d'éléments libanais », M. Guéhenno note: « Je pense qu'Israël, qui tient à ce que le droit international s'affirme, à ce que responsabilité et souveraineté aillent de pair au Liban, assumera ses responsabilités dans le respect du droit international ». « Cette mission est difficile, car elle doit s'accompagner d'un vrai processus politique entre Israël et le Liban », avertit M. Guéhenno (qui a été entre autres ambassadeur de France auprès de l'Union de l'Europe Occidentale, à Bruxelles). Et il rappelle: « Dans beaucoup de pays, les désarmements qui réussissent sont ceux qui sont le résultat d'un processus politique ».

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