Bruxelles, 31/08/2006 (Agence Europe) - L'Italie recule dans le classement des Etats membres ayant le meilleur taux de pénétration de la large bande, avec un taux de seulement 12,7% par rapport à la moyenne communautaire de 14,1% (UE25). Dans les 15 anciens Etats membres, seuls l'Irlande, le Portugal, la Grèce et l'Espagne engrangent des résultats moins bons que ceux de l'Italie. Tel est le constat de l'ECTA (European Competitive Telecommunications Association) dans son European Broadband Scoreboard, dont les résultats complets seront disponibles en septembre. Selon l'ECTA, la faute incombe à l'inefficacité de la réglementation italienne qui permet à l'opérateur historique Telecom Italia de détenir 72% du marché - le plus haut taux détenu par une société dans l'UE15- et de décourager ainsi la concurrence. Malgré une forte demande et la mise en œuvre de services innovateurs d'autres opérateurs tels que Tiscali, Fastweb et Wind, le développement d'autres services par les concurrents est découragé par le comportement dominant de Telecom Italia, déplore l'ECTA qui appelle à la mise en place d'un environnement réglementaire favorable sans lequel un effet boule de neige est à craindre. « En l'absence d'une réglementation efficace, les abus de pouvoir de marché sur l'accès à la large bande peuvent aisément se propager en aval aux services IP en utilisant une stratégie fondée sur un refus d'interconnecter ou d'interopérer, restreignant donc un peu plus la concurrence », prévient l'ECTA qui appelle l'autorité réglementaire italienne AGCOM à concentrer désormais ses efforts sur l'accès à la large bande et sur le dégroupement de la boucle locale.